Police et Justice

Il pète « massivement » sur des policiers et conteste l’amende devant la justice

Un homme qui pète
Le jeune homme qui avait pété sur des policiers en Autriche a plaidé la liberté d'expression. - photo d'illustration

En juin 2020, un Autrichien de 22 ans recevait une amende salée pour avoir pété sur des policiers lors d'un contrôle. Une amende qu'il a contestée en soutenant face au juge que les pets étaient une forme d'expression protégée par la loi. Le jeune homme est parvenu à obtenir une réduction de son amende.

Comme nous vous le rapportions dans un précédent article, un jeune Autrichien écopait en juin dernier d’une amende pour avoir pété sur un policier. Le montant était onéreux : 500 euros pour une « flatulence massive », comme le stipulait la contravention.

Un « vent intestinal massif » lâché « de bon coeur »

Si la police avait choisi de dresser un PV au jeune homme, c’est parce que son pet était intentionnel, soutenaient les forces de l’ordre. Lors des faits, le jeune homme se trouvait avec des amis dans un parc de la capitale autrichienne. Son comportement agité avait poussé les policiers à le contrôler, mais à leur approche, l’homme avait produit une flatulence jugée « provocante » par les forces de l’ordre.

Le pet massif avait coûté cher à l’Autrichien. Mécontent, ce dernier avait alors témoigné dans le média local Österreich, en soutenant que la sanction était injustifiée. Son histoire, reprise par la suite par de nombreux médias internationaux, avait déclenché un important débat. Son pet sur les policiers valait-il bien 500 euros ?

L'amende pour flatulence massive
L’amende pour flatulence massive sur un policier. Crédits : Twitter @skoops.

Face à l’ampleur de la polémique, la police autrichienne s’était expliquée sur Twitter. Expliquant que les agents de police « n’aiment pas trop se faire péter dessus », les forces de l’ordre stipulaient que le jeune homme pouvait contester les faits par voie légale. Ce qu’il a donc fait.

L’Autrichien assure que son pet n’était pas intentionnel

Comme le média américain Vice, le tribunal administratif de Vienne a publié sa décision concernant l’affaire du pet. Au tribunal, le contestataire a soutenu que sa flatulence n’était en rien intentionnelle et que quand bien même, péter relevait de son « droit fondamental à la liberté d’expression ». Un argument qui n’a pas convaincu le juge, puisque celui-ci ne l’a pas retenu.

Pour la justice autrichienne, si les pets et rots sont bien une « inconvenance sociale », ils ne contiennent pas de « contenus communicatifs » et ne sont donc pas un moyen d’expression. Le juge a toutefois tenu compte de la situation financière du jeune homme et de son casier judiciaire vierge. L’amende de l’Autrichien a donc été réduite à 100 euros. Une décision qui ne satisfait pas le contrevenant. Matej Zenz, son avocat, a fait savoir à la presse locale que son client allait faire appel de cette décision auprès de la cour constitutionnelle du pays. « C’est une question de principe », a-t-il souligné.

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