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Lidl annonce prendre une décision radicale sur ses produits alimentaires

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Lidl a annoncé qu’il change de politique publicitaire. Le géant de la distribution a pris une décision radicale au profit de ses clients.

Les enseignes réfléchissent toujours à une politique publicitaire efficace pour mieux cibler leurs clients. Récemment, Lidl a annoncé dans un communiqué qu’il voulait changer la sienne. L’annonce se concentrait principalement sur les produits alimentaires pour enfants.

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La décision radicale de Lidl

Le géant de la distribution Lidl veut donc mettre en place un marketing pour une alimentation saine et durable pour les enfants. Lidl ne fera plus de publicité pour les « aliments malsains » auprès des enfants. L’enseigne allemande semble être fière de cette mesure qu’elle va appliquer dès cette année. Lidl se présente même comme le premier détaillant alimentaire allemand à mettre en œuvre une recommandation correspondante de l’OMS.

Le discounter annonce aussi qu’il bannira les visuels colorés et ludiques des emballages de ses propres marques alimentaires. D’ici fin 2025, les emballages des produits alimentaires Lidl ne seront plus illustrés de personnages que les jeunes enfants apprécient. Cette décision concerne tous les produits qui ne répondent pas aux « critères de l’OMS pour une alimentation saine ». Lidl a précisé que les articles promotionnels pour Noël, Pâques et Halloween sont des exceptions.

Une proposition de loi « pro-inflation »

La mise en place de ces mesures prouve que Lidl se soucie vraiment de ses clients. D’ailleurs, le patron de Lidl France s’est opposé à une proposition de loi validée en commission à l’Assemblée nationale. La proposition du député Renaissance Frédéric Descrozaille pourrait, en effet, faire augmenter le prix dans les rayons des supermarchés en France. Selon Michel Biero, cette loi donnait de l’avantage aux industriels de l’agroalimentaire.

Ils auraient plus de profit lors de la négociation des prix avec la grande distribution avec ce texte. Dans les détails, Michel Biero explique que l’article 3 de la proposition de loi met fin aux négociations. Le patron de Lidl France a confié au micro de RMC qu’il s’agissait d’une loi « pro-inflation ».

« Aujourd’hui, un industriel qui nous demande 30 % en décembre, on a jusqu’à fin février pour négocier » a-t-il expliqué.

Pour Michel Biero, ce texte veut seulement protéger les multinationales et non, défendre les petites entreprises.

« Elle a été poussée par les lobbyistes et les multinationales pour défendre ces mêmes multinationales. Elle dit que si on nous demande 30 %, et qu’au 1er mars nous n’avons pas trouvé d’accord, on nous imposera de payer les 30 % », a-t-il confié.

Cela va entraîner des hausses

L’adoption de cette loi ne semble pas être avantageuse pour les consommateurs qui subissent déjà l’inflation. Selon Michel Biero, le patron des TPE, PME et ETI estime que les prix dans les rayons vont nettement augmenter. Des hausses de 30 à 50 % seraient à prévoir si la proposition de loi entre est adoptée. Pour le patron de Lidl France, un tel scénario serait une « catastrophe pour les Français ». Selon l’Insee, la hausse des prix à la consommation en 2022 était en moyenne de 5,2 %.

Comparés au mois de décembre 2021, les prix ont augmenté de 5,9 % en décembre dernier. En 2022, les tarifs de l’énergie ont baissé de 15,1 % sur un an. Les prix de l’alimentation ont par ailleurs grimpé de 12,1 %. Si les prix au supermarché augmentent encore, il sera certainement difficile pour les consommateurs de suivre de telles augmentations. Lors de l’entretien, Michel Biero a estimé que les 6 premiers mois de l’année 2023 vont être « catastrophiques ».

« Je reviens d’Espagne, où l’inflation est au double par rapport à la France. On a actuellement des propositions de hausses tarifaires de nos fournisseurs qui sont à deux chiffres. Ça va pour certains jusqu’à 49 % de hausse demandée » a-t-il témoigné sur RMC.

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