Témoignages

Elle falsifie son test antigénique pour voyager : « hors de question de repousser mes vacances »

Une jeune femme qui voyage avec un masque
Pour J., hors de question de reporter son voyage à cause d'un test antigénique. Image d'illustration.

Une Suisse a préféré falsifier son test antigénique pour pouvoir partir en vacances. Elle a donc présenté à la compagnie aérienne se chargeant de son vol un test dont la date et l'heure étaient fausses. La jeune femme de 23 ans se justifie.

J., comme l’appelle le 20 Minutes suisse, a commencé à préparer son voyage en Amérique du Sud et Amérique centrale l’année dernière. Elle se réjouit donc de l’approche de la date de son départ et est très impatiente de gagner le Panama, première étape de son périple.

La compagnie aérienne KLM exige un test réalisé dans les 4 heures avant l’embarcation

Pour débuter son voyage, la jeune femme doit prendre un premier vol direction le Panama, avec une escale à Amsterdam. Comme la majorité des compagnies aériennes depuis le début de la pandémie, la société néerlandaise KLM exige un test négatif réalisé dans les 24 heures avant l’embarcation. Mais soudainement, la compagnie aérienne change les règles.

Deux jours avant le vol de J., KLM demande à ses passagers de fournir un test antigénique réalisé uniquement dans les 4 heures avant l’embarcation. La jeune femme se rend compte qu’elle va avoir du mal à respecter les conditions. Elle ne sait pas où se rendre pour réaliser un test aussi tôt et contacte alors l’aéroport de Zurich pour obtenir des informations.

Son vol partant à 7 heures du matin, elle doit trouver un centre de dépistage ouvert très tôt. Celui de l’aéroport allemand ne l’est pas encore et la Suisse ne trouve pas non plus de pharmacies ouvertes aux premières heures du jour. Elle décide alors de se rendre dans un centre de dépistage le jour précédant son départ et de falsifier le document. J. se justifie auprès de 20 Minutes en soulignant « des conditions impossibles à respecter ».

Une voyageuse avec un masque à l'aéroport
J. ne veut pas annuler ou reporter son vol. Image d’illustration.

A l’aéroport, de nombreux passagers ne peuvent pas embarquer

Pour la jeune femme, « hors de question » d’annuler son voyage ou même de le reporter, comme le lui aurait proposé la compagnie aérienne KLM. « J’avais planifié ce voyage depuis si longtemps ! », insiste-t-elle. Une fois le test négatif en main, J. entreprend simplement de modifier la date et l’heure, avec l’aide du logiciel de retouches Photoshop.

Une fois à l’aéroport, la pression monte pour J., qui craint de se faire démasquer. De nombreux passagers ne peuvent pas embarquer, car ils ne possèdent pas de tests réalisés selon les conditions imposées. « L’ambiance était tendue », rapporte la jeune femme qui parvient à embarquer. Dans l’avion, seuls quatre passagers sont parvenus à fournir un test. Parmi eux, un homme lui confie avoir lui aussi falsifié son test.

Que risque t’on à falsifier le test antigénique ?

La compagnie KLM précise à 20 Minutes que de telles pratiques sont interdites. « Les passagers qui tentent de voyager avec un document falsifié risquent une grosse amende », insiste la société néerlandaise. Pourtant, comment le vérifier ? Début février, Europol avait soulevé la question après avoir découvert l’existence de nombreux tests PCR falsifiés par divers passagers européens. En effet, si les compagnies aériennes doivent s’assurer que les voyageurs détiennent un test négatif, elles ne sont pas tenues de s’assurer de l’authenticité des documents fournis.

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