Santé

Les médecins ont identifié 4 facteurs aggravants du coronavirus


Maintenant que la France a franchi le palier des 10.000 décès, les médecins ont déterminé les points communs entre les personnes admises en réanimation.

La France a recensé plus de 10 000 décès depuis le début de l’épidémie. Les études se multiplient afin de déterminer les facteurs aggravants de la maladie. Les chercheurs ont identifié trois éléments:

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L’âge

Les personnes âgées sont les plus vulnérables au covid-19. Le 2 avril dernier, Santé Publique France a publié qu’entre le 16 et le 29 mars, 35 % des personnes admises ont réanimation étaient âgée entre 65 et 74 ans et 22 % avaient plus de 75 ans.

Le rapport précise également que les décès qui ne présentaient pas de comorbidité, c’est-à-dire sans aucune autre maladie, concernaient tous les individus ayant plus de 65 ans.

Toutefois, les cas graves touchent aussi les plus jeunes. Le professeur Pialoux, chef du service des maladies infectieuses ou tropicales de l’hôpital Tenon, souligne que les patients admis en réanimation dans son établissement sont âgés de 30 à 78 ans.

Le sexe

D’après la statistique, les hommes meurent plus du coronavirus que les femmes.

Première hypothèse : une meilleure réponse immunitaire chez les femmes, liée à l’effet protecteur des œstrogènes. Autre piste, les hommes boivent et fument plus que les femmes, ce qui favorise les maladies chroniques qui sont le terreau du développement de formes plus graves du Covid-19.

L’obésité

83 % des malades en réanimations sont en surpoids. L’obésité figure parmi les facteurs aggravants du covid-19. Selon le professeur Ziegler, endocrinologue et nutritionniste au CHRU de Nancy, la raison est simple : « les obèses ont une immunité défaillante ».

Le spécialiste a également précisé que les personnes en surpoids ont souvent des difficultés respiratoires et surtout, elles sont confrontées à « un état d’inflammation chronique, c’est-à-dire qu’elles produisent plus de cytokines ».

Le groupe sanguin

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le groupe sanguin pourrait aussi être un facteur de risque. « C’est l’enzyme de conversion, qui est le récepteur du virus, et dont la régulation est dépendante du sexe » explique le professeur Pialoux.

Les personnes appartenant au groupe sanguin O+ ont moins de risque de contracter le virus, contrairement à ceux du groupe A. Néanmoins, l’écart n’est pas énorme : 38% des individus infectés appartiennent au groupe A contre 26 % pour le groupe O.

Source : BFMTV

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