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« Ah bon, elle a dit ça » : cette phrase de Marine Le Pen qui embarrasse son parti politique


Alors que Marine Le Pen avait évoqué son illustre père au cours d’une interview télévisée, ses propos ont été détournés. Du coup, certains journalistes ont mené l’enquête afin de mettre les choses au clair. Ils ont pu en savoir davantage après un entretien avec un député RN.

Après le second tour, Marine Le Pen a une fois de plus perdu face à son éternel rival Emmanuel Macron. Eh oui, les Français ont tranché et l’ancien ministre de l’Économie va donc entamer un nouveau quinquennat. A l’instar de l’actuel locataire de l’Élysée, la candidate du Rassemblement national pense désormais aux élections législatives. Néanmoins, bon nombre de médias continuent de décortiquer les interventions télévisées de la fille de Jean-Marie Le Pen.

Une interview en particulier a retenu l’attention de la presse politique. Il s’agit de celle accordée à Bruce Toussaint sur BFM TV. Au cours de cet entretien, la tante de Marion Maréchal a évoqué son paternel. Il n’en fallait pas plus au journal belge La Libre pour choisir le titre : « Marine Le Pen : ‘En cas de victoire, mon père sera présent à l’Élysée » pour un article choc. Dès lors, ses propos ont fait couler beaucoup d’encre.

Face à cette situation qui présentait des zones d’ombre à éclaircir, le magazine Society a mené l’enquête dans le cadre d’un reportage sur la compagne de Marine Le Pen. Un député RN est ainsi revenu sur cet échange télévisé et particulièrement, cette phrase qui suscite beaucoup de réactions.

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Les propos de Marine Le Pen détournés

Sans surprise, les sympathisants d’Emmanuel Macron et d’autres internautes ont massivement partagé l’article du journal belge La Libre. Par contre, celui-ci n’apparaît pas dans la presse française, sauf sur le site Public, rapportent nos confrères de Libération. A l’approche du débat d’entre-deux-tours, Marine Le Pen apparaissait comme la candidate qui veut absolument donner un rôle politique à son père.

Compte tenu de cette petite phrase de sa fille, Jean-Marie Le Pen, le fondateur du Front national pouvait même prétendre à un poste dans le gouvernement. Pourtant, la réalité est tout autre. Au micro du journaliste sur BFM TV, la candidate du RN a juste répondu aux questions de son interlocuteur. A Bruce Toussaint d’expliquer :

 «Le 24 avril, imaginez, vous gagnez l’élection présidentielle, quinze jours plus tard il y a une passation de pouvoir avec Emmanuel Macron, vous entrez à l’Élysée, ce jour-là il y a vos proches autour de vous ? Votre père ?»

Ce à quoi Marine Le Pen a répondu sans détour : « Je suppose oui, c’est un peu traditionnel, en règle générale il y a mes proches, et je suis la fille de mon père ». Par ailleurs, le député RN, Thierry Mariani est revenu sur la fameuse phrase de la femme politique dans les colonnes du magazine Society. « Ah bon, elle a dit ça ? Quand ? Ce n’est pas ma famille, faut leur demander… », a-t-il répliqué.

Quelles sont ses relations avec son père ?

Les rapports entre Jean-Marie Le Pen et sa fille étaient loin d’être un long fleuve tranquille à l’époque où il était encore très actif sur la scène politique. Désormais, il s’est un peu éloigné du feu des projecteurs pour laisser la place à Marine Le Pen. Évincé du parti qu’il a fondé, l’ancien député de Paris s’est dit fier du résultat de la candidate du RN au second tour. De son côté, cette dernière s’est fendue d’une révélation sur son paternel dans l’émission QG de campagne avec Guillaume Pley. Après un long silence, elle a confié :

« Il va avoir 94 ans mon père, donc je pense que ce n’est plus l’âge où on continue à s’engueuler, enfin, on essaye (…) J’ai l’habitude de dire qu’entre mon père et moi, c’est comme le ciel breton, il fait beau plusieurs fois par jour (…) on s’aime beaucoup, évidemment. C’est mon père, je suis sa fille, il n’y a pas de discussion là-dessus »

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