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Société

Pôle Emploi change de nom à partir de janvier 2024

Pôle Emploi
© Depositphotos

Chose promise, chose due. À partir du 1er janvier 2024, l’appellation Pôle Emploi va disparaître.

Il s’agit d’une des promesses d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2022. À partir du 1er janvier 2024, Pôle Emploi changera de nom. Une nouvelle entité du nom de France Travail va prendre sa place. On vous en dit davantage dans cet article.

Pôle Emploi deviendra France Travail

France Travail est une nouvelle entité destinée à remplacer Pôle Emploi à partir du 1er janvier 2024. Selon Franceinfo, ce changement s’inscrit dans un plan qui nécessitera 2,3 à 2,7 milliards d’euros de financements cumulés. Et ce, sur la période 2024-2026.

Le 18 avril 2023, le gouvernement a reçu un document détaillant cette nouvelle entité. Le haut-commissaire à l’emploi, Thibaut Guilluy a rédigé ce rapport après 8 mois de travaux.

« Ensemble, faire le pari de la coopération et de l’investissement social plutôt que d’un énième mécano institutionnel », peut-on y lire.

Pôle Emploi ne sera pas la seule entité à changer de nom. Les missions locales s’appelleront aussi France Travail jeune. Tous ces changements ont pour objectif d’atteindre le plein-emploi d’ici à 2027.

Le gouvernement souhaite donc porter ce taux aux alentours de 5 %. Pour ce faire, l’exécutif mise sur une refonte des acteurs tels que Pôle Emploi, missions locales, Cap emploi, etc.

Améliorer la collaboration des différents acteurs

La refonte de Pôle Emploi ne passe pas que par le changement de nom. Le gouvernement travaille pour une simplification des démarches et une meilleure collaboration entre les acteurs.

L’exécutif entend lutter contre les « doublons », les « trous dans la raquette » ainsi que les « ruptures de parcours ». Thibaut Guilluy a d’ailleurs répertorié ces défaillances dans son rapport.

Le nouveau Pôle Emploi se veut être « la porte d’entrée pour l’ensemble des personnes en recherche d’emploi ». Son but est de « favoriser un vrai dialogue entre les différents acteurs afin d’éclairer la prise de décision ».

Les changements que vont subir ces entités devraient être bénéfiques aussi bien aux demandeurs d’emploi qu’aux entreprises. France Travail devra ainsi se mettre en place progressivement. L’exécutif table sur une généralisation en 2027.

Établir un lien entre l’offre et la demande

France Travail est une nouvelle organisation qui a pour but de « révéler le potentiel d’emploi de notre pays ». Cette entité donnera à chaque travailleur les moyens d’accéder à un emploi.

In fine, cette nouvelle approche réduira significativement les emplois non pourvus faute de candidat. Cela en plus de réduire les délais de recrutement. Dans son rapport, Thibaut Guilluy pointe du doigt certains problèmes du système actuel.

D’abord, il faut rappeler que de nombreuses entreprises rencontrent actuellement des difficultés à embaucher. En 2023, on estime à 3 millions le nombre d’intentions d’embauche identifiées. Et ce, alors qu’il y a de nombreuses personnes qui peinent à trouver une activité.

Certains d’entre eux sont même au chômage depuis plusieurs années. Le rapport explique également que cette réforme aura des effets macroéconomiques positifs. Cela permettra surtout à la France d’atteindre le plein-emploi d’ici 2027.

Certains allocataires auront des heures de réinsertion

France Travail aura fort à faire pour atteindre ses objectifs. Elle devra renforcer l’accompagnement des allocataires du RSA. Des tests grandeur nature ont d’ailleurs commencé en ce mois d’avril 2023.

Ainsi, 40 000 personnes vont bénéficier d’un suivi de la part de leur conseiller Pôle Emploi. Le gouvernement souhaite généraliser cela d’ici la fin du mandat d’Emmanuel Macron.

« Nous ne consacrons que 10 % de l’effort budgétaire à l’insertion pour 90% à l’allocation, au prix de l’explosion du nombre de personnes en situation d’exclusion et des dépenses d’allocation afférentes », regrette Thibaut Guilluy.

Les allocataires du RSA qui en ont besoin pourront suivre 15 à 20 heures d’insertion hebdomadaire. Cela prendra la forme d’un atelier CV, d’un stage en entreprise ou d’une formation. S’ils refusent de s’y soumettre, ils pourraient perdre une partie de leur RSA.

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Au sujet de l'auteur : Lenanto Edmonston

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