Santé

Certains gels hydroalcooliques vendus en France sont inefficaces

Une fillette se met du gel hydroalcoolique.
Certains gels hydroalcooliques s'avèrent inefficaces. Crédits : image d'illustration.

La répression des fraudes tire la sonnette d'alarme. Certains gels hydroalcooliques vendus dans l'Hexagone sont dangereux. Explications.

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Plusieurs solutions hydroalcooliques ont été passées au crible par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Il en résulte que « 13 % des produits analysés » s’avèrent non conformes.

Des solutions hydroalcooliques qui contiennent moins de 60 % d’alcool

Ces gels hydroalcooliques contiennent moins de 60 % d’alcool et ne permettent pas de combattre le virus. Il s’agit pourtant de solutions hydroalcooliques vendues dans les pharmacies françaises, sur internet et en grandes surfaces.

« Pour être efficaces contre le coronavirus, les gels hydroalcooliques doivent contenir au moins 60% d’alcool », explique à FranceInfo Romain Roussel, directeur de cabinet adjoint à la DGCCRF. « Quelques produits prélevés ne contenaient pas suffisamment d’alcool », dénonce-t-il.

Plus précisément, « 21 produits (13% des produits analysés) ont présenté une teneur en alcool insuffisante et se sont donc révélés non conformes et dangereux ».

Un problème d’étiquetage a par ailleurs été relevé chez d’autres fabricants : « 36 produits (22% des produits analysés), pour lesquels la teneur en alcool était suffisante, ont également été déclarés non conformes et dangereux en raison d’un étiquetage incomplet ou incorrect », fait savoir la DGCCRF.

Des gels hydroalcooliques produits artisanalement, mais aussi industriellement

Certains de ces gels jugés inefficaces peuvent avoir été réalisés artisanalement et vendus en quelques dizaines d’exemplaires. Mais il peut aussi s’agir de solutions hydroalcooliques produites industriellement, en milliers de flacons.

Depuis le début de la pandémie, la DGCCRF surveille les prix des gels hydroalcooliques, mais également leur qualité. Dès lors qu’une solution est jugée inefficace, elle est retirée du marché dans les 48 heures, indique-t-on à FranceInfo.

« Depuis le premier confinement, nous avons mené une surveillance constante, donc les prix maximums sont de plus en plus respectés. En revanche, au niveau de la qualité des produits, ça varie encore », souligne Romain Roussel.


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