Police et Justice

Le calvaire d’un apprenti boucher, dont la tête était placée dans le hachoir

Une boucherie
Deux bouchers de l'enseigne Leclerc ont été condamnés pour « abus » sur leur apprenti. Image d'illustration.
1 Partage

Deux bouchers employés au Leclerc de Carvin (Pas-de-Calais) viennent d'être condamnés par le tribunal de Béthune pour harcèlement sur leur apprenti. Les deux professionnels enfermaient le jeune homme dans la chambre froide et lui plaçaient la tête dans le hachoir.

Pour les deux bouchers, il ne s’agissait que de « blagues potaches », mais la justice l’entend autrement. Comme le rapporte La Voix du Nord, ces deux employés de l’enseigne Leclerc de Carvin ont fait subir à leur apprenti ce que le parquet estime être des « abus ».

Tête dans le hachoir, projections de viande au visage…

Durant ses heures de travail, le jeune homme affirme avoir fait l’objet de plusieurs brimades marquantes : jets de viande à la figure, marinade étalée sur le visage, enfermement dans la chambre froide et qualifications rabaissantes telles que « bon à rien ». Encore plus éprouvant pour l’apprenti, ce dernier rapporte avoir eu la tête placée dans le hachoir par ses deux collègues.

Le plaignant a porté plainte en juillet 2018, soit quelques semaines avant la fin de son contrat. De leur côté, les deux bouchers dont l’un était son tuteur soutiennent qu’il s’agissait d’un simple « bizutage ». « Il y a des rites chez les apprentis, en boucherie (…) c’est comme ça », a tenu à souligner lors du procès l’avocat de l’un des accusés.

Âgés de 31 et 62 ans, les deux salariés de Leclerc ont respectivement écopé d’une peine de 6 et 4 mois avec sursis, rapporte CNews. Par ailleurs, le tuteur de l’apprenti (le plus jeune des deux bouchers) a été licencié par la direction de Leclerc.

Une boucherie
Les deux bouchers soutiennent qu’il ne s’agissait que d’un simple bizutage. Image d’illustration.

Quand les « bizutages » dans le monde du travail conduisent à des licenciements

Les « bizutages » sont régulièrement pointés du doigt dans le secteur étudiant. Mais le monde du travail ne serait pas épargné. Comme le rapporte France 3, la direction d’Airbus a licencié quatre salariés en septembre 2020. Les quatre employés en question ont lié les pieds et les mains d’un intérimaire avec du gros scotch et un collier de serrage. Ils l’ont ensuite allongé sur une bâche, avant de lui déchirer son tee-shirt et de l’asperger de produits alimentaires et de graisse.

Des faits qui se seraient déroulés en décembre 2019 et qui n’auraient été portés à la connaissance de la direction d’Airbus qu’en juillet 2020. Airbus, alors en négociations de son plan social lié à la crise sanitaire, a préféré les licencier. « Des histoires de bizutage on en connait depuis au moins 2015 », rapportait alors à France 3 un salarié d’Airbus. En 2017, un autre employé d’Airbus était licencié pour des faits similaires et six autres avaient été suspendus.

Signaler une erreur


Vous aimez cet article ? Recevez les meilleurs chaque jour. C'est gratuit.

 

ON Y EST PRESQUE... Il va juste falloir que l'on confirme votre adresse e-mail. Pour confirmer votre inscription, merci de cliquer sur le lien que l'on vient de vous envoyer par mail. (vérifiez votre dossier SPAM)

Quelque chose n’allait pas.

Fermer