Tranche de vie

Avec 3.000 euros par mois, l’oligarque russe Mikhail Fridman déclare ne pas arriver à joindre les deux bouts


Mikhail Fridman fait partie des oligarques russes visés par les sanctions économiques et financières. Dans une position délicate depuis l’invasion en Ukraine, il se plaint de sa situation actuelle. Selon ses propos, 3 000 euros par mois sont largement insuffisants pour subvenir à ses besoins.

Depuis le 15 mars 2022, la liste des oligarques russes frappés par les sanctions mondiales ne cesse de s’allonger. Il faut dire que l’UE (Union européenne) est plus déterminée que jamais à punir Vladimir Poutine suite à sa décision de s’en prendre à l’Ukraine. Ces milliardaires ne sont pas épargnés, car leur argent aiderait à maintenir l’économie du pays. Il se murmure également que certains financeraient cette invasion.

A l’instar d’Andrey Melnichenko, Vadim Moshkovich ou encore Dimitry Konov, Roman Abramovich, l’ex-propriétaire du Chelsea FC a aussi été visé par les sanctions économiques. Le milliardaire russe a même décidé de vendre son club de football pour le bien de l’équipe. Co-fondateur de l’entreprise d’investissement londonienne LetterOne et ancien membre du conseil d’administration de la société bancaire russe Alfa-Bank, Mikhail Fridman a également subi le même sort.

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Mikhail Fridman affirme qu’il ne sait pas comment vivre avec 3 000 euros par mois – ©commons.wikimedia.org /@Mikhail Maratovich

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Mikhail Fridman victime des sanctions contre la Russie

Habitué à dépenser des millions par jour, cet homme d’affaires russe fait face à la dure réalité de la vie quelques semaines après l’invasion en Ukraine. Selon les informations relayées par Bloomberg, il pèserait dans les 10,1 milliards de dollars. Depuis le début de ce conflit, sa fortune aurait dégringolé de 4 milliards de dollars.

A titre d’information, Mikhail Fridman habite au Royaume-Uni. La situation ne fait qu’empirer pour cet oligarque russe et pour cause, il a vu sa carte bleue être gelée. Pour couronner le tout, il n’a plus d’argent liquide. Le milliardaire doit d’ailleurs demander une licence pour dépenser de l’argent. En effet, le gouvernement britannique contrôle et décide du caractère « raisonnable » de ses requêtes.

Comme si cela ne suffisait pas, l’oligarque russe ne peut plus voyager. En ce sens, il se considère comme « un prisonnier » au Royaume-Uni. En effet, il ne peut pas acheter une maison et déménager dans un autre pays. La raison ? Ses dépenses mensuelles sont limitées à 2 500 £ soit environ 3 000 euros. Du coup, il s’est plaint de sa situation actuelle.

Selon ses propos, Mikhail Fridman ne sait pas comment vivre avec une telle somme. Lui qui doit entretenir « un domaine victorien de 65 millions de livres à Highgate ». Toujours lors de cet entretien accordé à Bloomberg, le milliardaire a confié :

« Je vais peut-être devoir nettoyer la maison moi-même. J’avais l’habitude de vivre dans un petit dortoir avec quatre hommes quand j’étais étudiant. Mais après 35 ans, c’est inattendu »

Les oligarques russes peuvent-ils renverser Vladimir Poutine ?

Il va sans dire que l’objectif principal des pays alliés est d’arrêter cette invasion en Ukraine. De ce fait, l’UE est persuadée de freiner les ambitions du chef de Moscou avec ses sanctions financières. Par ailleurs, les dirigeants américains et européens partent visiblement du principe que l’économie russe repose en grande partie sur les milliardaires. Du coup, ils font pression sur eux afin que ces derniers s’en prennent à leur tour à Vladimir Poutine. Oui, mais voilà, les oligarques russes peuvent-ils persuader le locataire du Kremlin de faire machine arrière. Mikhail Fridman n’en est pas convaincu.

« Si les responsables de l’UE croient qu’avec des sanctions, je pourrais approcher M. Poutine et lui dire d’arrêter la gu*rre, alors j’ai bien peur que nous ayons tous un gros problème »

A titre d’information, l’homme d’affaires a concentré ses activités dans le secteur bancaire, le gaz et le pétrole. Fridman a d’ailleurs démissionné du conseil d’administration d’Alfa-Bank un jour après que l’UE l’a sanctionné. Il en est de même pour LetterOne. Malgré sa situation actuelle, le milliardaire a confié que son cas n’est cependant pas comparable au quotidien des Ukrainiens. Néanmoins, il déplore les sanctions à son encontre, car cela prouve que les européens ne comprennent pas du tout le système russe.  

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