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Son cancer en phase terminale a été diagnostiqué trop tard à cause du COVID-19


Une Belge de 60 ans se rend à l’hôpital lorsqu'une boule étrange apparaît sur son son corps mais elle est vite renvoyée à la maison, car son cas n’est pas considéré comme prioritaire.

Cette mère de famille de 60 ans se confie à la RTBF sur la mésaventure qui lui est arrivée à cause de la pandémie COVID-19. Si cette sportive n’a pas été contaminée par l’épidémie dont tout le monde parle, elle en a subi les conséquences indirectes. 

Au mois de février 2020, elle se rend à l’hôpital car elle constate une boule au niveau de l’aine (près de la cuisse). On lui fait une échographie mais pas de biopsie car « trop dangereux » en période Covid d’après ce qu’on lui raconte. De son côté, si le ganglion continue à grandir, elle se voit encore refuser les examens nécessaires au diagnostic des cancers. 

« Le médecin me dit que c’est trop dangereux de faire une biopsie ou un pet scan en plein coronavirus, que de toute façon, ce n’est pas nécessaire et que ce ne sera possible nulle part« . — Elmyre Povel

Elmyre patiente mais inquiète

Imaginez-vous, faire vos propres recherches sur internet, se documenter avec les moyens du bord pour comprendre que la cause probable de cette boule serait liée à la présence de métastases de mélanome. Compte tenu d’une opération du mélanome en 2012, Elmyre fait alors un rapprochement immédiat avec son époux. 

Depuis février, trois mois s’écoulent alors et cette mère de famille obtient finalement un créneau d’urgence pour une biopsie. Le diagnostic tombe. C’est un cancer de stade 4 avec métastases. Dans les circonstances actuelles, Elmyre est opérée le 25 mai. Trop tard, le cancer s’est déjà diffusé. Face à cette situation injuste, elle confie alors son amertume :

« C’était trop tard. Le cancer s’est diffusé dans tout mon corps, j’ai des métastases à d’autres endroits et certaines ne sont pas opérables. Si mon oncologue avait accepté de faire les examens en février, je n’en serais peut-être pas là. J’ai perdu quatre mois et j’en paye le prix… de ma vie » — Elmyre Povel

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Elle tente une immunothérapie, en vain

Dans l’état actuel des choses, Elmyre tente évidemment de se soigner à l’aide d’une immunothérapie. Sans succès. Elle développe alors « une inflammation généralisée des hanches, des genoux et des mains ». 

Aujourd’hui elle décide de témoigner pour aider « les gens qui ont peur d’aller à l’hôpital à cause du Covid »

« Je tiens à dire que j’ai vraiment eu l’impression que les médecins avaient très peur pour eux et que c’était la panique. Je voyais que les médecins étaient débordés, j’entendais les secrétaires qui appelaient les patients pour annuler les traitements ». — Elmyre Povel

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Pour ce qui est de l’Institut Jules Bordet, où Elmyre s’est rendue pour diagnostiquer son cancer, le médecin chef, relative sur la situation : « il faut que les gens sachent qu’ils seront traités comme ils doivent l’être chez nous » insiste le Dr Dominque de Valeriola. Avant de préciser que la situation n’est pas aussi catastrophique même en pleine seconde vague épidémique

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