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Lidl interdit à une femme handicapée l’accès aux toilettes : « J’étais en pleurs »


Mercredi 13 janvier, une femme atteinte de la maladie de Crohn s'est vue refuser l'accès aux toilettes du supermarché Lidl de Vesoul (Haute-Saône). La direction évoque des raisons sanitaires.

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Sylvie Brasseur, 63 ans, est atteinte depuis 20 ans de la maladie de Crohn. Une pathologie inflammatoire chronique qui touche les intestins. Invisible, elle se révèle très handicapante et entraîne des douleurs abdominales et des diarrhées.

Sylvie Brasseur est contrainte de se soulager sur le parking du Lidl de Vesoul

Le 13 janvier dernier, la sexagénaire fait des courses au supermarché Lidl de Vesoul, lorsqu’elle déclare une crise. Elle doit alors se rendre immédiatement aux toilettes de l’établissement. Problème : on lui en refuse l’accès.

Pourtant, Sylvie était « toute blanche », comme elle le confie dans L’Est Républicain. « En transpiration », elle présente même sa carte ‘urgence toilettes’ délivrée par la fondation AFA (une association dédiée aux personnes atteintes de la maladie de Crohn). Rien n’y fait, les salariés refusent de lui ouvrir les toilettes.

Sylvie Brasseur ne peut plus se retenir, elle est obligée de déféquer à l’extérieur du magasin. « Tout est parti » sur le parking, explique-t-elle. « J’étais en pleurs » à côté de ma voiture, confie la cliente, qui après avoir chargé ses courses s’est empressée de prendre une douche « tout habillée » à son domicile.

Lidl s’excuse, mais la cliente ne décolère pas

De son côté, l’entreprise Lidl se défend en invoquant le respect des règles sanitaires dans le cadre de la pandémie. La société assure que les équipes, qui ont dans un premier temps refusé l’accès aux WC à la cliente, ont ensuite changé d’avis. Celle-ci avait déjà quitté les lieux.

La direction de Lidl tient à présenter ses excuses à Sylvie Brasseur et affirme « regretter cet incident » et « le manque d’empathie » du personnel. Des regrets que la sexagénaire n’accepte pas. Elle souhaite désormais « faire bouger les choses » en sensibilisant l’opinion publique sur cette pathologie. Sylvie Brasseur précise que cet évènement déplorable n’est pas le premier. « C’est la fois de trop », conclut-elle.

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