Société

Macron veut punir les Français qui skient à l’étranger avec des mesures qui ne passent pas


Le chef de l'Etat veut empêcher les Français de se rendre à l'étranger pour skier. Une décision qu'il justifie ce mardi en soulignant la détresse des stations françaises, contraintes de rester fermer. En souhaitant punir ceux qui envisagent de dévaler les pistes ailleurs qu'en France, le président suscite incompréhension et stupéfaction. Découvrez dans la vidéo en haut de page.

Les mesures annoncées par Emmanuel Macron pour empêcher les Français de skier à l’étranger font polémique. Du côté des professionnels du ski comme des Français, la colère gronde.

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Les Français qui skient à l’étranger seront testés et isolés

Faute de consensus européen, Emmanuel Macron annonce ce mardi des « mesures restrictives et dissuasives » pour empêcher les Français de passer la frontière. Le président de la République ne veut pas que ses concitoyens délaissent les stations françaises au bénéfice des domaines étrangers.

Il prévient donc : des contrôles seront effectués aux abords des frontières durant toutes les vacances de Noël. Concrètement, les Français qui se rendent à l’étranger pour skier subiront à leur retour un test ainsi qu’un « isolement de sept jours », fait savoir ce mercredi Jean Castex.

Une décision qui est loin de faire l’unanimité chez les professionnels français du ski. « Le malheur des autres n’a jamais fait mon bonheur », déclare ainsi à l’AFP Alexandre Maulin, président de Domaines skiables de France (DSF). Ce dernier plaide pour une réouverture entière des stations françaises.

Emmanuel Macron se met à dos les stations suisses

« C’est malvenu, la liberté de circuler, on l’enfreint encore une fois », estime pour sa part Nicolas Rubin, maire de Chatel, un village à cheval entre la France et la Suisse. L’édile ne comprend pas cette mesure, d’autant plus que l’Etat tolère les allées et venues de l’autre côté de la frontière pour faire ses courses.

Du côté de la Suisse, les propos d’Emmanuel Macron font bondir la profession. « C’est dans un sens maintenant, ça pourrait être dans un autre sens à un autre moment », prévient ainsi le directeur de l’office du tourisme de Verbier, Simon Wiget. « Que se passera-t-il en été, si cette situation perdure, et que les Suisses seraient empêchés d’aller sur les plages ? Je ne crois pas que c’est une solution très constructive », souligne-t-il sur LCI.

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