Société

Les Français se lavent-ils les mains après avoir été aux toilettes ?


Vendredi 15 octobre 2021 : Journée mondiale de l’hygiène des mains. Nous mettons en lumière une étude de l’IFOP sur le sujet et en particulier sur le lavage des mains au savon après le passage par les toilettes. Les résultats de l’enquête démontrent clairement que la propagation du coronavirus n’a pas révolutionné la culture hygiénique de la population française.

Le point positif de la propagation du COVID-19 ? Les populations auront appris à se laver correctement les mains au quotidien, de manière à limiter l’apparition des maladies. En plus d’entrer en contact avec des personnes porteuses de germes, nous touchons des surfaces contaminées. Les fluides corporels et les matières fécales ne sont pas en reste. Les Crieurs Du Web s’attarde sur ces derniers points. D’ailleurs, les Français se lavent-ils les mains après leur passage aux toilettes ?

Une étude réalisée par l’IFOP dans le cadre de la Journée mondiale du lavage des mains (année 2021) répond à cette question. 5000 adultes représentatifs des populations de cinq pays européens (la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, sans oublier l’Espagne et l’Italie) ont été interrogés. L’institut de sondage a réalisé les interviews à partir du 21 septembre 2021 jusqu’au 27 septembre 2021, à l’aide d’un questionnaire auto-administré sur Internet.

À lire aussi : Comment apprendre aux enfants à se laver les mains autrement ?

La France : un des plus mauvais élèves européens en matière de propreté des mains

Cartographie du lavage des mains
Cartographie du lavage des mains des populations européennes après avoir fait leurs besoins – Crédit: étude IFOP (2020)

Le premier cabinet d’études marketing dans l’Hexagone a voulu situer ses habitants dans la lutte contre la transmission des germes par le contact. En d’autres termes, il s’est demandé si, 18 mois après le premier confinement, les Français respectent toujours les règles d’hygiène (ici le lavage des mains).

Il en ressort de l’étude appuyée par l’UNICEF que les résidents du drapeau tricolore n’ont pas forcément conscience des risques qu’ils font encourir aux autres. À l’échelle européenne, la France (76 %) représente le pays le moins consciencieux des risques liés à la transmission des bactéries issues des selles. Elle est presque au coude-à-coude avec l’Espagne (77 %) mais se fait largement devancer par le Royaume-Uni (82 %), l’Italie (83 %) et l’Allemagne (86 %).

Les répondants français totalisent un pourcentage de 84 %, lorsque la question porte sur l’automatisme du geste. À titre de rappel, la rédaction se focalise sur le lavage des mains (à l’eau et au savon) après chaque passage aux toilettes. Or, la moyenne européenne s’établit à 86 %. Surprenant quand les chiffres indiquent que la poignée de mains redevient une habitude lors de la salutation. Pour 59 % des personnes interrogées, le premier contact (de la journée) avec l’entourage se déroule de cette façon.

Une évolution par rapport aux données observées avant l’épidémie de COVID-19 ?

lavage  systématique des mains en tant que règle d'hygiène  chez les Français
Graphique illustrant l’adoption du lavage systématique des mains en tant que règle d’hygiène depuis le premier confinement chez les Français – Crédit: IFOP (2020-2021)

Sur la base des indicateurs d’hygiène, le pays aux 67 millions d’habitants occupe la dernière place du classement, selon l’enquête de l’IFOP. Il n’empêche que, concernant la propreté des mains après défécation, la situation a légèrement progressé, en partant des premières semaines qui précédent le confinement. Entre janvier 2020 et septembre 2021, les chiffres ont progressé de 5 points. Ils concernent ici ceux qui se lavent « systématiquement » les mains après s’être soulagés dans les WC.

Toutefois, les Français ne se lavent plus les mains de manière systématique comme avant (pendant le premier confinement en mars 2020) lorsqu’ils rentrent à la maison. Le taux d’observance est passé de 86 % à 55 %. De même, ils ne sont plus que 65 % à se laver les mains après être montés dans un transport en commun, contre 70 % auparavant. La même tendance est observée avant le passage à table, avec un pourcentage qui chute à 58 %, contre 81 % en mars 2020.

Les chiffres restent sensiblement les mêmes quels que soient l’âge, la catégorie socioprofessionnelle et le niveau d’études. De même, le lieu de résidence et le genre des participants n’ont pas considérablement influé sur leurs réponses.

Pour ne rien manquer de nos actualités, abonnez-vous à notre newsletter !

Signaler une erreur