Tranche de vie

Des touristes contraintes de payer 600 euros pour deux mojitos, le restaurant en plein scandale


Deux américaines se sont fait avoir à Mykonos en Grèce. Alors que les touristes pensaient passer du bon temps dans un restaurant avec vue sur la mer, elles ont eu quelques sueurs froides en découvrant l’addition. Elles ont partagé leur mésaventure sur les réseaux sociaux.

Nul doute que la Grèce et particulièrement, Mykonos, une île des Cyclades, est une destination très prisée des touristes durant l’été. Elle doit notamment sa popularité à son ambiance estivale festive. Bon nombre d’établissements rivalisent d’ingéniosité pour faire vivre un séjour des plus mémorables à leurs clients. Sur le site de conseils TripAdvisor, beaucoup ne tarissent pas d’éloges pour ces restaurants huppés. D’autres croulent cependant sous les critiques. C’est le cas du DK Oyster.

Deux touristes ont partagé leur mésaventure dans cet établissement qui met souvent en avant leur terrasse face à la mer Egée. Jusque-là rien de bien choquant, sauf que les responsables et leurs employés usent de pratiques peu scrupuleuses pour attirer le plus de monde dans leurs filets. Malheureusement pour ces Américaines, elles sont tombées dans le panneau. Elles ont décidé de donner l’alerte sur la Toile pour éviter que d’autres se fassent avoir.

À lire aussi : Une chasse scandaleuse : les riches touristes sont prêts à payer 40.000 € pour tuer un ours polaire

Le responsable du restaurant menace les deux américaines

Tous les établissements hôteliers à Mykonos veulent sans doute attirer le plus de clients possibles en cette période estivale. Si certains misent sur la qualité de leurs plats, d’autres utilisent des techniques peu conventionnelles pour arriver à leurs fins. Le restaurant DK Oyster fait certainement partie du deuxième groupe. La raison ? Les responsables ont recours à un « aboyeur ». Le rôle de cet employé est d’aborder les passants afin de les convaincre d’entrer et de consommer.

Les deux Américaines se sont fait piéger par l’un d’eux. Il leur a notamment promis l’accès aux chaises longues si les touristes consomment une boisson. A Mykonos pour vivre un séjour de rêve, elles se sont laissées tenter. A l’intérieur de l’établissement, elles ont logiquement demandé le menu. Seulement voilà, le serveur a répondu : « Le menu, c’est moi ! », d’après les informations rapportées par le média grec θEMA. Cette réplique devait leur mettre la puce à l’oreille. Cependant, elles ont décidé de commander deux mojitos et deux pinces de crabe sans vérifier le prix.

Les Américaines ont cru tomber de leurs chaises quand elles ont reçu l’addition. Les deux cocktails et les pinces de crabe coûtaient 520,8 euros. Contre toute attente, elles sont aussi obligées de payer un pourboire qui s’élève à 78,12 euros. Dans un premier temps, les touristes ont refusé de payer. Cependant, un propriétaire du DK Oyster est venu mettre les choses au clair. Il aurait même menacé les clientes. « Je vais appeler la police. Ils vous garderont ici et vous ne pourrez pas rentrer. Ce sera facile de savoir où vous vivez… », aurait-il fait savoir. Sous la contrainte, elles finissent par payer.

L'addition est salée
L’addition est salée – Capture d’écran YouTube/Proto Thema

Le ministère grec du Tourisme s’en mêle

Les témoignages se sont succédé sur les réseaux sociaux suite aux révélations des deux Américaines. Il ne s’agit en effet pas d’un cas isolé. Les responsables du restaurant DK Oyster utilisent souvent cette stratégie, peu scrupuleuse mais huilée, pour piéger les touristes. Selon les informations relayées par Ouest France, ils affichent également le prix aux 100g et non, au kg. Parait-il qu’ils réutilisent les téléphones des consommateurs pour ajouter de bonnes notes sur TripAdvisor. Ils le font souvent lorsque les clients se connectent via le wifi.

Inévitablement, le ministère grec du Tourisme a eu vent de ces témoignages. De ce fait, un audit a été réalisé. Les deux propriétaires ont reçu une amende. Par ailleurs, des contrôles continus seront menés auprès de l’établissement, et ce, durant toute la saison touristique.

Signaler une erreur