Santé

L’ONU admet que le cannabis et sa résine sont utiles à des fins médicales


Le 02 décembre 2020, la Commission des stupéfiants des Nations unies (CND) a approuvé la reclassification du cannabis et de sa résine dans les conventions internationales. Explications.

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Jusqu’alors, le cannabis et sa résine étaient considérés comme substances favorisant l’abus et possédant un faible intérêt médical. Mais le vote de l’organe de l’ONU décidant des substances considérées comme des drogues change la donne.

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L’utilité médicale du cannabis approuvée par un vote serré à l’ONU

Les votants se sont prononcés à 27 contre 25 (avec une abstention) en faveur de l’utilité médicale du cannabis, lors de la 63e session de la CND. Un vote qui s’inscrit donc dans les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En 2019, cette dernière avait demandé le retrait de cette substance de la liste des drogues en se basant sur des études scientifiques. L’OMS soulignait notamment le « potentiel thérapeutique » du cannabidiol (CBD).

Désormais, le cannabis peut être employé pour fabriquer des médicaments, tout comme la morphine ou l’opium. Il s’agit là d’une déclassification symbolique, comme l’explique Yann Bisiou, maître de conférences à l’université Montpellier-III.

« C’est la première fois depuis 1916 que l’on reconnaît, au niveau international, l’intérêt thérapeutique du cannabis. Depuis plus d’un siècle, les conventions internationales sur les drogues maintenaient que ce produit était dangereux et sans intérêt médical. En 2020, l’ONU reconnaît le contraire », souligne dans Le Monde ce spécialiste en droit de la drogue.

Le cannabis reconnu pour son utilité médicale.
L’intérêt thérapeutique du cannabis est reconnu par l’ONU. Image d’illustration

Le cannabis et ses dérivés demeurent bien des drogues, selon l’ONU

Suite à ce vote, l’ONU ne pourra plus tenter de dissuader les fabricants d’utiliser le cannabidiol à des fins médicales. Cependant, le cannabis et ses dérivés demeurent toujours des stupéfiants aux yeux de la législation internationale.

Ces substances se retrouvent certes classées dans l’annexe I de la convention de 1961, laquelle est moins restrictive que l’annexe IV, mais elles ne sont pas pour autant légales. Les pays de l’ONU ne sont donc pas autorisés à les légaliser, comme l’ont fait notamment le Canada ou l’Uruguay.

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