Tranche de vie

« Dix gendarmes ont débarqué » : elle accouche à domicile et se fait enlever la garde de ses enfants

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© Instagram/reunir_notre_famille

Une femme prénommée Noémie a accouché à domicile sans assistance médicale. Ce choix lui a pourtant valu des problèmes avec les autorités.

L’histoire a engendré une grande polémique sur les réseaux sociaux. Que s’est-il exactement passé ? Pour information, cette mère de famille a décidé d’accoucher de son deuxième enfant à domicile. Assistée seulement par son homme, elle a donné naissance à une petite fille. Une fillette qui a, hélas, été arrachée de ses bras, peu de temps après l’accouchement. Cette décision a été attribuée en partie au choix d’accouchement de cette femme.

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Une décision mûrement réfléchie

Tout commence le vendredi 3 juin 2022. Ce jour-là, une femme de La Vitré (Ille-et-Vilaine) a eu la joie de devenir mère pour la seconde fois et ce, dans des conditions particulières.

Comme a indiqué Noémie dans son témoignage, le choix d’accoucher à domicile et sans assistance médicale est mûrement réfléchi par le couple. D’ailleurs, selon elle, tout s’est bien déroulé. Elle a expliqué sur les réseaux sociaux :

«  C’était fabuleux, rapide, sans douleur […]  le rêve que nous attendions depuis 9 mois »

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Elle poursuit en parlant d’un « accouchement parfait, en douceur, dans le respect de ce merveilleux petit être ». Seulement voilà, tout le monde n’a pas vu d’un bon œil la décision du couple. Les choses ont alors commencé à tourner mal à partir du moment où le papa est allé déclarer l’arrivée du nourrisson à la mairie.

Le couple a déclaré leur enfant à la mairie

La jeune mère de famille dénonce la façon dont son compagnon a été rejeté pour déclarer la naissance de son enfant. En effet, sachant les conditions de l’accouchement, la dame qui a reçu le compagnon de Noémie a paniqué.

« La dame a paniqué en voyant que nous n’avions eu aucune assistance médicale chez nous », a raconté la maman de deux enfants.

Le lendemain, en présence de sa compagne et de son bébé, le père parvient finalement à faire la déclaration de naissance, mais l’officier d’état civil fait un signalement à la PMI (protection maternelle et infantile).

La Mairie de la ville de Vitré était contactée et estime avoir respecté la loi.

« Lorsque les agents présents du service lui ont demandé le certificat médical d’accouchement, celui-ci a indiqué qu’il n’en avait pas, car sa concubine avait accouché à domicile. Les agents ont alors demandé si l’enfant et la maman avaient été vus par un médecin, le père a répondu que non. », a commencé la Mairie.

Ce n’est pas tout ! Les agents ont ensuite évoqué au père du bébé l’importance de voir un médecin. Ils ont persisté que cela a pour but de veiller à la santé de la mère et de l’enfant. C’est aussi un moyen de pouvoir disposer du document nécessaire à l’établissement de la déclaration de naissance.

« Ils l’ont invité à contacter d’urgence un médecin pour obtenir ce certificat, en lui indiquant de revenir le lendemain, dernier jour possible pour la déclaration de naissance », a poursuivi la Mairie.

Des gendarmes débarquent chez la jeune femme

Selon des sources municipales, le père revient mercredi 8 juin, accompagné de son enfant et de la mère. Ils ont indiqué qu’ils n’ont pas trouvé de médecin ou de sage-femme pour établir un certificat médical.

Une attestation sur l’honneur d’avoir assisté à l’accouchement a été rédigée. L’officier d’état civil a constaté que l’enfant était vivant. La déclaration de naissance a alors été rédigée au dernier jour du délai des 5 jours fixé par la réglementation, le mercredi 8 juin à 10h 38.

Cependant, l’officier de l’État a de nouveau rappelé au couple de voir un médecin pour la santé de l’enfant. Il a ensuite transmis la naissance à la PMI, comme ce qui est prévu par la réglementation pour chaque naissance. Il mentionne les circonstances particulières dans lesquelles l’enfant est né et de l’absence de visite médicale.

Le vendredi 10 juin 2022, 3 voitures de gendarmes se sont présentées au domicile du couple.

« 10 gendarmes entrent dans notre maison et l’un d’eux nous dit ‘nous allons prendre vos enfants. Il y a suspicion de maltra*tance’ », a raconté Noémie.

Un cauchemar pour la jeune femme !

Les deux enfants de la jeune femme étaient placés en pouponnière.

« Nos deux filles sont placées en pouponnières et nous ne savons pas quand nous les reverrons. », a évoqué avec déchirement, Noémie.

Cette demande a été faite par le département d’Ille-et-Vilaine. Dans un communiqué, il indique que la PMI a identifié des éléments de risque de danger pour la santé et le suivi médical de deux enfants.

Dans un communiqué, le département a expliqué :

« Compte tenu des éléments exposés dans ce rapport, le Parquet a ordonné le placement provisoire de ces deux enfants auprès des services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) avant de saisir le juge des enfants pour statuer sur cette situation »

L’affaire a bien évidemment soulevé de vives émotions sur les réseaux sociaux. En seulement deux jours, le compte Instagram de Noémie et Raphaël compte près de 60 000 followers, touchés par leur histoire.

Ils ne cessent de relayer et de partager la situation et espèrent bientôt connaître un dénouement rapide et heureux sur celle-ci. Le couple se bat également pour avoir la garde de leurs enfants et précisent qu’un avocat leur viennent en aide. Entre-temps, leur urgence est d’obtenir un droit de visite, et ce jusqu’à l’accord du juge.

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