Famille

L’absentéisme scolaire entrainera la suspension des allocations familiales

Une salle de classe
Les parents dont les enfants ne vont pas à l'école de la République pourront se voir supprimer les allocations familiales. Image d'illustration.

Mercredi 7 avril, des débats et un vote ont eu lieu au Sénat, dans le cadre du projet de loi sur le "séparatisme". La droite s'est prononcée majoritairement en faveur d'un amendement permettant la suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire.

L’amendement porté par Jacqueline Deromedi a été majoritairement adopté par la droite au Sénat, ce mercredi 7 avril. Cet amendement vise à rendre possible la suspension des allocations familiales et de rentrée scolaire en cas d’absentéisme.

Signé par plusieurs sénateurs Les Républicains, dont le chef de file LR Bruno Retailleau, l’amendement a été adopté à 210 voix pour contre 125 opposées, précise Le Parisien. Alors que le ministre de l’Education souligne « le respect de l’obligation scolaire », la gauche regrette ce vote.

Un amendement décrié

L’adoption de cet amendement décrié à provoqué une levée de boucliers à gauche, tandis que la droite se félicite de ce vote. « Un enfant qui ne va pas à l’école mange quand même », a tenu à rappeler l’ex-ministre PS des familles. Laurence Rossignol estime également qu’il n’y a « pas de parents laxistes », contrairement à ce que laisse supposer l’amendement.

De son côté, la droite se réjouit de ce vote, à commencer par Jacques Grosperrin (LR), qui estime qu’il s’agit d’un « signal fort ». « Le premier respect des principes de la République, c’est d’aller à l’école de la République », a-t-il martelé. Quant au ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, il préfère s’en remettre à la « sagesse » de la haute assemblée et rappelle : « il nous incombe d’appliquer le droit existant ».

Une salle de classe
En cas d’absentéisme, la suspension des allocations familiales et de rentrée scolaire pourra avoir lieu. Image d’illustration.

Les signes religieux permis

Autre volet examiné : celui consacré au sport. Le Sénat s’est prononcé contre la volonté du gouvernement d’interdire le « port de signes religieux ostensibles » lors des compétitions organisées par les fédérations sportives.

Au coeur des débats, mais pas nommé explicitement : le port du voile. « Si le port du voile n’est pas explicitement interdit, on pourrait voir émerger des clubs sportifs communautaires promouvant certains signes religieux », a ainsi prévenu Michel Savin, sénateur LR à l’origine de l’amendement rejeté.

L’un des amendements portés par Michel Savin a toutefois été adopté : les fédérations doivent dénoncer « tout fait contraire aux principes du sport, et toute atteinte à la laïcité ou à l’intégrité physique et morale des personnes constatés ou portés à sa connaissance ».

Le Sénat également voté un amendement proposé par le gouvernement sur la formation des enseignants. Un arrêté de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur va désormais préciser les contenus de la formation initiale dispensée aux professeurs sur la question du « principe de laïcité ».

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