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Le témoignage poignant des jeunes italiens : « Je sous-estimais le problème, puis j’ai compris combien j’ai été stupide »


Les adolescents italiens sont privés de vie sociale depuis la mise en quarantaine du pays. Cependant, d’après un sondage en ligne, 86 % d’entre eux approuvent la décision du gouvernement. Leurs témoignages prouvent que l’adaptation est très dure

L’Italie est placée en quarantaine depuis deux semaines. Les habitants sont invités à rester chez eux afin d’endiguer la pandémie du covid-19. Ne pas pouvoir sortir est difficile pour la plupart des gens, mais les jeunes souffrent plus. Ils vivent un véritable calvaire.

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Un enfer pour les jeunes italiens

La vie des jeunes est bouleversée depuis la décision du gouvernement italien de placer le pays en quarantaine. Tous les établissements scolaires, les bars, les restaurants ainsi que les salles de sport ont fermé leurs portes. Par ailleurs, tous les rassemblements publics sont interdits et il faut respecter la distance de sécurité de 1 mètre si vous sortez.

Bien qu’il s’agisse d’un mal nécessaire, ces dispositions privent les jeunes de vie sociale. Mis à part les réseaux sociaux, les adolescents ne peuvent plus rencontrer leurs amis ou s’amuser. Cependant, aussi incroyable que cela puisse paraître, un sondage réalisé par Laboratoria Adolescenza souligne que  86 % des jeunes approuvent les mesures de restrictions.

Les jeunes acceptent la privation de liberté

Les jeunes se sont montrés très compréhensifs sur les réseaux sociaux. « Sincèrement, au début, je ne me rendais pas compte, je sous-estimais le problème, mais quand le gouvernement a pris ces mesures, j’ai paniqué, j’ai compris combien j’ai été stupide », confie Claudia, une adolescente de 18 ans.

« Au début j’étais assez tranquille, ma seule préoccupation était de ne pas contaminer ma grand-mère, mais maintenant ça semble plus grave, je suis plus inquiet, surtout quand je pense à combien de temps tout cela peut durer » confie Luka, un autre lycéen de 19 ans.

Une mère confirme ces propos : « Ma fille, 18 ans, depuis des jours à la maison, reçoit un appel téléphonique et je l’entends dire (à une connaissance): +,Mais tu n’as pas entendu les indications, on ne doit pas se rassembler+ ». « Et tout de suite après: +si tu penses que la vie de nos grands-parents vaut moins que la tienne, nous n’avons plus rien à nous dire+ et elle raccroche ».

Même les amoureux ont accepté de ne plus se voir pendant quelque temps : « Hier je suis sorti faire une petite promenade en scooter, je me suis donné l’excuse de voir ma petite copine. Aujourd’hui, nous nous sommes dit au téléphone que finalement on ne pourra pas se voir pendant un bon bout de temps » écrit Gianpaolo, un adolescent de 19 ans.

Le jeune homme envie ses amis qui passent leur temps à jouer. Il se mord les doigts après avoir vendu sa console : « Maintenant je me retrouve comme un couillon et je combats l’ennui en étudiant un peu, le matin ».

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