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Affaire Elisa Pilarski : Son compagnon Christophe crie sa colère sur Facebook et réclame la libération de leur chien Curtis

Elisa Pilarski et Curtis.
Dans l'attente des expertises ADN et comportementales, Curtis, le chien d'Elisa, est détenu dans un box. Source : D.R.
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Huit mois après la mort de la jeune femme dans une forêt de l'Aisne, son compagnon réclame la libération de leur chien. Faute d'expertise, Curtis se trouve toujours dans un box à la fourrière.

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Huit mois se sont écoulés depuis le décès d’Elisa Pilarski, retrouvée morte dans une forêt. Sur Facebook, son compagnon Christophe réclame que leur chien Curtis soit libéré.

L’animal se trouve actuellement détenu à la fourrière pour les besoins de l’enquête. Dans l’attente d’une expertise qui tarde à venir, la justice l’a placé « sous scellés ». Pour son maître, il s’agit de maltraitance animale.

« Nous ne laisserons pas pourrir Curtis dans un box de fourrière »

« Nous n’allons pas attendre la fin de l’enquête (…) et nous (ne) laisserons pas pourrir Curtis dans un box de fourrière », écrit ce vendredi Christophe Ellul, le compagnon d’Elisa Pilarski.

Dans ce long message posté sur Facebook, le maître de Curtis ne décolère pas. « Nous reprenons nos actions pour demander la liberation de Curtis, explique-t-il. Emprisonné abusivement depuis plus de 8 mois dans des conditions de détention qui aujourd’hui peuvent être assimilées à de la maltraitance, nous ne pouvons plus rester silencieux. »

Elisa Pilarski et son chien, placé en fourrière.
Christophe Ellul, le compagnon d’Elisa Pilarski, réclame la libération de leur chien Curtis. Source : D.R.

« La justice a mis Curtis soit disant sous scellé, mais elle a oublié qu’il est un être vivant, doté d’une âme, d’une sensibilité et d’un traumatisme qui à ce jour n’a toujours pas été pris en charge par des professionnels »,

déplore Christophe Ellul.

Pour rappel, Elisa Pilarski a été retrouvée morte le 16 novembre 2019, dans la forêt de Retz (Aisne). Fin février 2020, le parquet expliquait que la mort de la victime était due à « un choc hémorragique consécutif à de multiples plaies, dont les caractéristiques suggéraient l’action d’un, ou plus probablement de plusieurs chiens ».

Au moment de sa mort, Elisa Pilarski se trouvait en compagnie de son chien Curtis. Une partie de chasse à courre incluant de nombreux chiens avait également lieu à proximité.

L’évaluation de Curtis reportée de nombreuses fois

Suite à ce drame, les soupçons de la justice se sont rapidement tournés vers Curtis, placé en refuge. Dans l’attente des résultats de l’enquête, son maître ne cesse de se battre pour le récupérer.

« Nous avons été patients car Curtis devait passer son évaluation comportementale, il y a déjà plusieurs mois. Le vétérinaire expert mandaté par le tribunal, Monsieur Christian Diaz en qui nous avons toute confiance n’a toujours pas fait cette évaluation, elle a été reportée à plusieurs reprises », fait savoir Christophe Ellul sur son compte Facebook.

Déterminé, le compagnon d’Elisa Pilarski souhaite désormais « que cette évaluation soit faite rapidement pour que Curtis puisse être pris en charge. »

Bonjour à tous.Ces longs mois de silence ont été jugés nécessaire pour préserver la sérénité de l'enquête. Mais aujourd…

Publiée par Ellul Christophe Lucien Joseph sur Vendredi 31 juillet 2020

L’enquête, menée par la police judiciaire de Creil (Oise), semble s’éterniser. Les résultats des expertises ADN menées sur 62 chiens de la chasse à courre et 5 appartenant au couple Ellul-Pilarski, devraient être connus fin août.


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