Société

La gagnante du Loto refuse 1 million cash et choisit 1 000 € par semaine à vie : un choix qui divise


Gagner au loto fait rêver. Mais quand vient le moment de choisir entre un million immédiat ou un revenu à vie, tout se complique. À Laval, une gagnante a pris une décision qui intrigue, divise et relance une question universelle : vaut-il mieux la sécurité ou la liberté financière totale ?

Le hasard fait parfois bien les choses, surtout quand on s’y attend le moins. À Laval, au Québec, Maria Caroli ne se considérait pas comme une joueuse assidue. Le jour du tirage, elle gratte rapidement un billet de loto offert par son conjoint, sans vraiment y prêter attention, avant de partir travailler. Le ticket reste à la maison.

Quelques heures plus tard, le téléphone sonne. À l’autre bout du fil, son compagnon est catégorique : le billet est gagnant. Pas un petit gain, mais le jackpot du jeu « Gagnant à vie ». Sous le coup de l’émotion, Maria quitte son travail plus tôt. « J’étais trop énervée pour rester », confiera-t-elle plus tard lors de la réclamation de son gain auprès de Loto-Québec.

Le choix décisif : rente à vie ou million immédiat

Une fois l’euphorie passée, un dilemme de taille s’impose. Comme tous les gagnants de ce jeu, Maria Caroli doit trancher entre deux options très différentes : recevoir 1 000 dollars par semaine à vie, ou repartir avec un chèque unique d’un million de dollars.

Contre toute attente, elle refuse le versement cash. Son choix se porte sur la rente viagère, soit environ 52 000 dollars par an. Une somme régulière, garantie, pensée pour durer. Selon ses propres mots, cette décision lui permet de préserver son mode de vie sans bouleverser son quotidien, tout en s’offrant une tranquillité d’esprit sur le long terme.

Un choix qui surprend… et qui divise

Dans l’imaginaire collectif, refuser un million paraît presque inconcevable. D’autant plus que la majorité des gagnants du même jeu optent pour le capital immédiat. Le choix de Maria Caroli tranche par sa sobriété. Pas de folie, pas de dépenses spectaculaires annoncées, mais une vision posée, presque prudente.

Cette décision a rapidement fait réagir. Certains saluent une sagesse rare face à l’argent. D’autres estiment au contraire qu’elle passe à côté d’une opportunité unique de faire fructifier une somme conséquente, ou simplement de profiter pleinement de la vie.

Ce que disent vraiment les chiffres

Derrière l’émotion, les calculs s’invitent dans le débat. Mathématiquement, la rente atteint le montant d’un million après un peu plus de dix-neuf ans. Au-delà de cette durée, le total perçu dépasse le capital initial. Mais ce raisonnement suppose une espérance de vie suffisante et une inflation stable.

À l’inverse, un million placé à un rendement modéré peut générer des revenus annuels proches de la rente, tout en conservant le capital de départ. Sans oublier que l’inflation érode, année après année, la valeur réelle d’une somme fixe versée à vie. Ce qui semble confortable aujourd’hui pourrait l’être beaucoup moins dans vingt ou trente ans.

Sécurité financière ou liberté totale ?

Au Québec, les gains de loterie ne sont pas imposés, ce qui rend le dilemme encore plus intéressant. En revanche, les revenus générés par un capital placé le sont. En France, des jeux similaires proposent aussi ce choix crucial, avec une décision irréversible à prendre dans un délai limité.

Au fond, l’histoire de Maria Caroli dépasse largement son cas personnel. Elle pose une question universelle, presque intime : que ferions-nous face à un tel choix ? Privilégier la sécurité d’un revenu garanti ou la liberté absolue qu’offre un gros capital ? Entre raison et désir, chacun projette sa propre vision de l’avenir.

Sources

Loto-Québec
Courrier Laval