Police et Justice

« Je préfère aller en prison » : Brigitte Bardot ne veut pas payer son amende aux chasseurs


Ce mardi 29 juin 2021, Brigitte Bardot a été condamnée pour injure à l'encontre du patron de la fédération nationale des chasseurs. Des propos publiés sur le site de sa fondation qui lui valent une amende de 5 000 euros. L'ancienne actrice a réagi en assurant ne pas vouloir « donner un sou aux chasseurs ».

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L’engagement de Brigitte Bardot en faveur des droits des animaux est connu de tous. Ses prises de parole engagées également. Des propos tranchés qui lui ont valu d’être condamnée par le tribunal judiciaire d’Arras, ce mardi.

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Les chasseurs, des « sous-hommes d’une abjecte lâcheté »

En cause : un édito publié sur le site Internet de la Fondation Brigitte Bardot, en octobre 2019. Dans celui-ci, « B.B » qualifie entre autres les chasseurs de « sous-hommes d’une abjecte lâcheté ». Des propos qui s’adressent notamment au président de la fédération nationale de chasse, Willy Schraen. Ce dernier, présenté comme un « prédateur au gros visage plein de suffisance », avait même dû être placé sous protection policière. « Quand on est une personnalité comme Brigitte Bardot, il ne faut pas s’étonner que les gens prennent cela au pied de la lettre », avait-il réagi.

Pour ses propos qualifiés « d’intolérables » par Willy Schraen, Brigitte Bardot doit s’acquitter d’une amende de 5 000 euros pour injure. Elle doit également verser 1 000 euros de dommages et intérêts au patron des chasseurs. À cela s’ajoutent aussi 1 000 euros, au titre des frais de justice. En outre, l’activiste du bien-être animal doit supprimer de l’édito en question les passages jugés injurieux. Si elle ne le fait pas dans un délai de 15 jours, elle devra alors payer 100 euros par jour de retard.

Brigitte Bardot
Brigitte Bardot doit également supprimer les passages jugés injurieux de son édito. Crédit : Twitter @LesamisdeBB.

Dans ce dossier qui opposait Brigitte Bardot au président de la fédération nationale de chasse, le procureur avait souligné la « persistance dans l’action délinquante ». En effet, ce n’est pas la première fois que Brigitte Bardot a affaire à la justice pour ses prises de parole. L’ancienne actrice fait ainsi l’objet de cinq condamnations pour des propos jugés discriminatoires et diffamatoires.

Brigitte Bardot adresse une lettre au tribunal

Suite au jugement, l’avocat de Willy Schraen s’est dit « très satisfait ». Pour Me Denis Delcourt-Poudenx, le tribunal envoie « un signal fort pour qu’on cesse d’insulter les chasseurs ». Le conseil pointe notamment du doigt la « sémantique inquiétante » des propos tenus par Brigitte Bardot et se félicite de la « vertu pédagogique » de sa condamnation.

Un avis que ne partage pas son confrère François-Xavier Kelidjian, avocat de la star. Ce dernier dénonce un jugement « qui dit le droit, face au caractère un peu excessif des demandes de la défense ». Le conseil déplore également « une époque pas si lointaine », où il était encore possible « d’échanger avec les chasseurs ».

le tweet de BB sur les chasseurs

De son côté, Brigitte Bardot a réagi sur Twitter en assurant qu’elle préférait se retrouver en cellule plutôt que verser de l’argent aux chasseurs. Absente le jour de l’audience, elle a toutefois tenu à adresser une lettre au tribunal. Dans cette missive, la comédienne de 86 ans reconnaît s’être exprimée « peut-être de manière crue ». Selon elle, ses propos répondaient « à une préoccupation majeure des Français ».

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