Insolite

Une prof s’identifie comme un chat : elle miaule et lèche ses mains devant les élèves


Une enseignante qui miaule, grogne et demande à ses élèves de l’appeler “Miss Purr” (Mademoiselle Ronron). L’histoire semble irréelle, et pourtant elle fait aujourd’hui grand bruit en Australie. Dans un lycée du Queensland, des parents dénoncent un comportement jugé troublant, voire déplacé, qui interroge sur les limites à ne pas franchir à l’école.

Dans les couloirs d’un lycée public du Queensland, l’ambiance ne serait plus tout à fait la même. Depuis plusieurs semaines, des parents affirment qu’une enseignante se comporterait « comme un chat » pendant ses cours. Selon leurs témoignages, elle aurait demandé aux élèves de l’appeler « Miss Purr », adoptant un rôle qui dépasse largement le simple surnom affectueux.

« Elle siffle quand les élèves ne l’écoutent pas », raconte un proche d’élève sur les réseaux sociaux. D’autres évoquent des miaulements, des grognements, et même des gestes troublants, comme le fait de lécher le dos de ses mains en classe. Des comportements qui, selon eux, créent un profond malaise chez les adolescents.

Des photos et vidéos qui enflamment la polémique

La polémique a pris de l’ampleur lorsque des images ont commencé à circuler. On y verrait l’enseignante portant un serre-tête avec des oreilles de chat et un badge affichant le mot « purr ». Pour certains parents, ces éléments visuels ont confirmé ce que leurs enfants leur racontaient déjà à la maison.

« Comment voulez-vous qu’un élève respecte une prof qui se promène avec des oreilles d’animal ? », s’interroge une mère, visiblement choquée. Un autre parent affirme même que son enfant « aboie volontairement » en croisant l’enseignante, preuve selon lui que l’autorité en classe serait complètement brouillée.

Innocent jeu ou comportement déplacé ?

Tous les témoignages ne vont pourtant pas dans le même sens. Certains proches reconnaissent que les enfants peuvent parfois exagérer ou mal interpréter certaines situations. « Ça pourrait être innocent, les jeunes sont parfois très dramatiques », nuance une parente, tout en admettant vouloir des réponses claires de la part de l’établissement.

Mais d’autres accusations sont plus graves. Une mère affirme que sa fille aurait été encouragée à « faire le chat » en échange d’une friandise. Une allégation qui, si elle était confirmée, soulèverait de sérieuses questions sur le cadre éducatif et les limites professionnelles.

L’école et les autorités réagissent

Face à l’ampleur de la controverse, Marsden State High School a reconnu être au courant des inquiétudes des parents. La direction aurait abordé directement le sujet avec l’enseignante concernée.

Le Département de l’Éducation du Queensland a également pris la parole, rappelant que les enseignants sont tenus à « des standards élevés de professionnalisme et d’éthique ». Selon les autorités, le comportement décrit ne serait « pas acceptable dans une école publique ».

Une affaire qui divise bien au-delà de l’école

Au-delà de ce lycée, l’affaire « Miss Purr » alimente un débat plus large sur les réseaux sociaux. Certains y voient une dérive inquiétante du système éducatif, d’autres dénoncent une chasse aux sorcières basée sur des rumeurs amplifiées.

Une question demeure pourtant centrale : jusqu’où peut aller l’originalité d’un enseignant avant de devenir un problème ? Entre liberté individuelle, pédagogie alternative et devoir d’exemplarité, cette histoire met en lumière une frontière parfois floue… mais essentielle.

Sources

The Courier-Mail
news.com.au
Déclarations publiques du Department of Education (Queensland)