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Les aliments végétariens et végans contiennent trop d’eau et d’additifs, selon CLCV

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L'association pointe du doigt l'opacité de cette filière. - photo d'illustration

D'après la CLCV, les produits végétariens et végans vendus dans la grande distribution sont bien trop transformés et leurs provenances peu claires.

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Ce lundi 28 septembre 2020, l’association de consommateurs CLCV (Consommation, Logement, Cadre de vie) a dévoilé les résultats d’une étude menée sur plusieurs produits alimentaires végétaliens et végétariens.

Des références qui contiendraient notamment trop d’eau et dont l’origine serait opaque.

Les produits alimentaires végétariens et végétaliens contiennent de trop nombreux additifs, d’après CLCV

95 produits végans ou végétariens ont été inspectés par l’association CLCV, qui a publié les résultats de son enquête ce lundi. Le verdict est le suivant : « Plus de la moitié des produits sont principalement composés… d’eau ! Les ingrédients d’origine végétale ne représentent en moyenne que 39% de la recette. »

Les produits majoritairement visés par cette récrimination sont les galettes végétales, qui ne contiendraient que 53 % d’ingrédients d’origine végétale, le reste étant de l’eau, des matières grasses, du sel, des épices et des additifs.

En ce qui concerne les additifs, CLCV dénonce également leur utilisation à outrance dans les plats végétariens et végétaliens. Des additifs ont en effet été retrouvés dans 8 plats sur 10, dévoile l’association de consommateurs.

L’origine des aliments végétariens et végans passés au crible par CLCV pose aussi problème. L’association dénonce l’opacité relative à la provenance des ingrédients, notamment « quand une mention telle que ‘fabriqué en France’ ou un drapeau français apparaissent sur l’emballage ».

Le prix trop élevé des produits végétariens et végans pointé du doigt

Autre source d’agacement pour l’association de consommateurs : le prix de vente de ces produits alimentaires dans les supermarchés : près de 13 euros le kilo pour un steak végétal. Son équivalent carné est fixé à environ 10,50 euros. Une différence de prix qui ne peut pas s’expliquer par un meilleur Nutri-Score, explique CLCV.

Face à cette enquête, le Groupe d’étude et de promotion des protéines végétales (GEPV), association représentant les industriels du secteur, souligne la grande qualité de ces produits.

En ce qui concerne la forte teneur en eau décriée par l’association, le GEPV explique par communiqué : « Les protéines végétales sont en réalité des farines (de pois, de soja, de fèves ou de lupin, par exemple) qui doivent nécessairement être réhydratées pour former des produits alimentaires ».


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