Animaux

Vendée : des sangliers traversent la ville en file indienne en plein jour ! (vidéo)


La scène peu commune s'est déroulée dans les rues de Saint-Hilaire-de-Riez, ce mardi 02 février. Une dizaine de sangliers ont été filmés en train de traverser un quartier pavillonnaire, en plein jour. Les animaux avançaient l'un derrière l'autre, le long du trottoir. Découvrez dans la vidéo en haut de page.

Ils avançaient en rang, se suivant à distance égale le long de la rue du Jet d’eau. Leur passage dans les rues de Saint-Hilaire-de-Riez, en Vendée, n’est pas passé inaperçu ! Laurent Boudelier, conseiller départemental, n’en revient toujours pas.

Le troupeau de sangliers a-t-il fait des dégâts ?

L’élu se trouvait en face du trottoir et a donc pu filmer le troupeau qui se déplaçait d’un pas pressé. Laurent Boudelier a ensuite partagé sa vidéo sur les réseaux sociaux, où elle est rapidement devenue virale. En effet, la séquence a été visionnée plusieurs dizaines de milliers de fois et les internautes ne cessent de la commenter.

« Le groupe de sanglier s’est réuni en fin de matinée, il a couru partout, en ameutant la population », rapporte le conseiller départemental auprès de France Bleu. De nombreux habitants se sont attroupés à proximité des sangliers, afin de les prendre en photo. Tous se demandaient ce qui avait bien pu provoquer un tel déplacement.

« Ils ont certainement été chassés des marais », estime Laurent Boudelier, qui précise que de fortes précipitations se sont abattues sur la Vendée, ces derniers jours. L’eau monte et les sangliers n’auraient donc plus de refuge, ce qui les aurait poussés à gagner la ville. Le troupeau de suidés a fait quelques dégâts aux campings de la plage de Riez et de Sion. Les policiers municipaux ont été appelés pour détourner les animaux de la voie publique.

Les sangliers traqués par des chasseurs ?

Il se pourrait également que les sangliers aient été contraints de quitter leur habitat naturel en raison de la battue, organisée le matin même. Ce n’est pas la première fois que des gibiers se réfugient en ville à cause des chasseurs. Le 20 septembre 2020, un cerf s’était réfugié près d’un chantier à Compiègne.

Essoufflé, l’animal était en fait traqué sans relâche par des chasseurs et leurs chiens. La saison de chasse à courre venait d’ouvrir en France et la détresse du cerf avait indigné de nombreux militants anti-chasse. Pendant plusieurs heures, l’animal était resté en pleine ville, la langue pendante et à bout de souffle. Allongé sur le bitume, il semblait exténué.

De nombreux habitants, alertés par les aboiements des chiens de chasse, s’étaient interposés pour protéger l’animal. Les forces de l’ordre avaient dû intervenir en déployant un périmètre de sécurité. « Cela n’a pas de sens au XXIe siècle d’assister à des scènes pareilles », déplorait alors Stanislas Broniszewski, porte-parole du groupe AVA (Abolissons la vénerie aujourd’hui) auprès de France Info.

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