Le 28 décembre dernier, Brigitte Bardot s’est éteinte à l’âge de 91 ans, laissant derrière elle bien plus qu’une filmographie mythique. À Saint-Tropez, où elle avait choisi de se retirer du monde, l’émotion était palpable lors de l’hommage rendu quelques jours plus tard. Famille, proches et admirateurs se sont réunis pour saluer une femme libre, engagée et profondément attachée à la cause animale.
Mais très vite, une interrogation s’est imposée : que deviendraient les nombreux animaux qu’elle avait recueillis au fil des années ?
La Madrague, un refuge pas comme les autres
Pendant des décennies, La Madrague n’a pas été une simple maison. Pour Brigitte Bardot, ce lieu était un sanctuaire, pensé pour accueillir chiens, chats et animaux de ferme souvent malmenés par la vie. Elle y avait créé un équilibre fragile, fait de routines, de soins et d’une présence constante.
Pourtant, certaines de ses dernières volontés ont dû être revues. Comme l’a expliqué son époux, elle avait renoncé à l’idée d’y être enterrée, consciente que le site risquait de devenir un lieu de pèlerinage incontrôlable. Une décision douloureuse, mais lucide, prise pour protéger ce qu’elle aimait le plus : la tranquillité de ses animaux.
Les révélations troublantes de Bernard d’Ormale
Dans les colonnes de Paris Match, Bernard d’Ormale s’est confié avec retenue, mais aussi avec une sincérité désarmante. Il a évoqué un épisode délicat : certains animaux de ferme n’auraient pas toujours reçu l’attention nécessaire par le passé.
Prévenir Brigitte Bardot de cette situation, alors qu’elle était hospitalisée, a été un moment extrêmement difficile. Selon son mari, elle en avait été profondément choquée. Pour elle, l’idée même qu’un animal puisse souffrir sous son toit était inconcevable. Cet épisode a marqué un tournant et renforcé la nécessité d’un encadrement strict et durable.
La Fondation Brigitte Bardot prend le relais
Aujourd’hui, l’avenir du refuge est assuré. La Fondation Brigitte Bardot est devenue légataire de La Madrague. Chaque jour, des personnes mandatées se rendent sur place pour nourrir, soigner et veiller au bien-être des animaux encore présents.
Ce passage de relais n’est pas qu’administratif. Il symbolise la continuité d’un combat mené toute une vie, loin des projecteurs, avec constance et détermination. L’engagement de Brigitte Bardot ne s’arrête pas avec sa disparition : il se prolonge sur le terrain, concrètement.
Les compagnons fidèles, derniers repères du quotidien
Si les animaux du refuge sont désormais sous la responsabilité de la Fondation, Bernard d’Ormale a fait un autre choix pour les plus proches compagnons de son épouse. Huit chats et deux chiens vivent toujours à ses côtés. Une présence silencieuse, presque apaisante, dans une maison devenue soudainement plus vide.
Il confie trouver auprès d’eux un réconfort inattendu. Comme si ces animaux, sans le savoir, perpétuaient un lien invisible entre lui et celle qui partageait sa vie. Une forme de continuité, fragile mais essentielle.
Un héritage qui dépasse la mort
L’histoire de Brigitte Bardot et de ses animaux ne se résume pas à une fin de vie ou à un héritage matériel. Elle raconte surtout une fidélité sans faille à des valeurs simples : protéger les plus faibles, refuser l’indifférence et agir, chaque jour, sans calcul.
À travers La Madrague, la Fondation et ces animaux encore vivants, son message continue de résonner. Discrètement, loin des scandales, mais avec une force intacte.


