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Juju Fitcats balance sur cette maladie dont souffre Tibo InShape, qui touche seulement 15 % des sportifs


Toujours plus d’efforts, toujours plus de discipline… jusqu’au point de rupture ? Derrière l’image ultra-contrôlée du couple fitness le plus suivi de France, une réalité plus fragile se dessine. Tibo InShape a mis des mots sur un trouble encore tabou, qui concernerait des millions de sportifs. Une révélation qui interroge notre rapport au corps, à la performance… et à l’excès.

Dans l’imaginaire collectif, le sport est synonyme de santé, d’équilibre et de dépassement de soi. Chez Tibo InShape, cette philosophie a longtemps été un moteur, mais aussi un pilier de son identité publique. Vidéos d’entraînement, conseils nutritionnels, messages de motivation : le créateur de contenu a bâti un empire digital autour de la rigueur et de la constance. Pourtant, derrière cette discipline exemplaire, un autre visage du sport a fini par apparaître.

Il y a quelques années, le youtubeur a surpris sa communauté en révélant souffrir de bigorexie. Une confession rare, presque dérangeante, tant elle heurte l’image du sportif invincible. « Le sport, quand il prend toute la place, peut devenir une prison », confiait-il alors, conscient d’ouvrir un débat délicat.

Bigorexie : une addiction encore méconnue

La bigorexie est une addiction au sport caractérisée par une pratique excessive et compulsive de l’activité physique. L’entraînement n’est plus un choix mais une nécessité, parfois au détriment de la vie sociale, professionnelle ou familiale. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, ce trouble toucherait environ 15 % des personnes pratiquant une activité sportive régulière.

Concrètement, les personnes concernées ressentent une culpabilité intense à l’idée de rater une séance, un stress permanent lié à la performance et une difficulté à lever le pied, même en cas de fatigue ou de blessure. Un paradoxe cruel, puisque ce qui est censé faire du bien devient une source de souffrance.

Juju Fitcats, entre soutien et discrétion

Dans cette épreuve, Juju Fitcats a joué un rôle central, bien que discret. Connue pour sa spontanéité et sa proximité avec sa communauté, l’influenceuse n’a jamais cherché à dramatiser la situation publiquement. Mais en coulisses, elle aurait accompagné son mari dans une prise de conscience progressive, loin des projecteurs.

Le couple, suivi par des millions d’abonnés, incarne une vision moderne du sport et du bien-être. Leur histoire rappelle pourtant que même les modèles les plus inspirants ne sont pas épargnés par les fragilités humaines.

Un mal qui touche aussi les sportifs de haut niveau

Tibo InShape n’est pas un cas isolé. Le trouble a également été évoqué par Bixente Lizarazu, ancien champion du monde, preuve que la bigorexie dépasse largement le cadre des réseaux sociaux. Chez les sportifs de haut niveau comme chez les amateurs passionnés, la frontière entre engagement et excès peut devenir floue.

Cette réalité dérange, car elle remet en question une culture de la performance omniprésente, où l’on valorise souvent le « toujours plus » sans interroger ses conséquences psychologiques.

Le sport, oui… mais à quel prix ?

La révélation de Tibo InShape agit comme un électrochoc. Elle invite à repenser notre rapport au sport, à écouter les signaux du corps et à accepter que le repos fait partie intégrante de l’équilibre. Loin de décrédibiliser son parcours, cette prise de parole humanise une figure publique longtemps perçue comme inébranlable.

Dans une société obsédée par l’image et la performance, parler de bigorexie, c’est ouvrir la porte à un dialogue nécessaire. Celui d’un sport plus sain, où la recherche du bien-être prime enfin sur l’obsession du contrôle.

Sources

Organisation mondiale de la Santé (OMS)
Déclarations publiques de Tibo InShape sur YouTube
Interviews et prises de parole de Bixente Lizarazu sur l’addiction au sport
Voici – Article de Violette Salle, publié le 30 janvier 2026