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Elle impose ses deux pigeons dans le lit conjugal : “Mon mari n’a pas eu son mot à dire”


Dans une petite ville du pays de Galles, une trentenaire a bouleversé son couple pour deux pigeons recueillis. Entre tendresse assumée, tensions conjugales et questions d’hygiène, leur histoire divise et fait réagir. Derrière l’anecdote insolite, une vraie question se pose : quelles limites fixer dans le lit conjugal ?

À 31 ans, Lucie Morris ne s’attendait pas à voir sa vie basculer à cause d’un simple post Facebook. En février dernier, elle découvre la photo d’un pigeon blessé dans un jardin situé à près de 80 kilomètres de son domicile, à Neath Port Talbot, au pays de Galles. Touchée, elle prend la route pour le récupérer.

Son mari Anton, 38 ans, observe la scène avec prudence. « Je pensais qu’elle allait le soigner puis le relâcher », aurait-il confié à des proches. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Le pigeon, baptisé Rosie Cheeks, s’installe progressivement dans la maison… puis dans la chambre.

Ce qui devait être temporaire devient une nouvelle normalité.

Deux pigeons sous la couette

Rosie Cheeks, d’abord pris pour une femelle, développe rapidement un tempérament affirmé. L’oiseau circule librement dans la maison, taquine les chiens du foyer et s’invite à table. « Il s’est comporté comme s’il avait toujours vécu ici », raconte Lucie à la presse locale.

Quelques semaines plus tard, elle adopte un second pigeon, Flori Pretzel, pour tenir compagnie à Rosie. Cette décision, prise sans en informer Anton au préalable, crée de nouvelles tensions. Mais le duo finit par trouver son équilibre.

Aujourd’hui, les deux oiseaux dorment régulièrement dans le lit conjugal. Ils se glissent sous la couette, picorent l’oreiller et réveillent Lucie à coups de becs affectueux. « J’adore me réveiller avec leurs bisous », confie-t-elle. Pour elle, ces pigeons ne sont pas de simples animaux de compagnie. Ils sont devenus des membres à part entière de la famille.

Entre amour et exaspération

Si Lucie assume pleinement son choix, Anton a dû s’adapter. Au départ réticent, il accepte désormais cette cohabitation inhabituelle. Mais le quotidien n’a rien d’idyllique.

Les pigeons mangent de façon désordonnée, laissent plumes et graines derrière eux et ne contrôlent pas toujours leurs besoins. Les draps doivent être changés régulièrement, l’aspirateur passe souvent. « Ils ne sont pas très propres, mais je les aime trop pour m’en soucier », assure Lucie.

Le couple élève également deux enfants, Austin, 11 ans, et Lainey, 4 ans, qui semblent avoir intégré cette présence animale sans difficulté. Pour eux, Rosie et Flori font partie du décor familial.

Mais sur les réseaux sociaux, les réactions sont plus tranchées. Certains saluent un geste d’amour et de compassion. D’autres dénoncent un manque de limites et s’inquiètent des risques sanitaires.

Un débat bien réel sur l’hygiène

Dormir avec son animal n’est pas rare. En France, près de trois propriétaires sur dix partagent leur lit avec un chien ou un chat, selon plusieurs enquêtes. Pourtant, les pigeons restent des compagnons moins conventionnels.

Des experts rappellent que les oiseaux peuvent transmettre certaines maladies, dont la psittacose, une infection bactérienne pouvant affecter les voies respiratoires humaines. Plus de 70 agents pathogènes seraient potentiellement transmissibles entre animaux et humains.

Dans le cas de Lucie, aucune contamination n’a été signalée. Elle affirme prendre soin de la santé de ses pigeons et maintenir un suivi vétérinaire. Reste que la question de l’hygiène continue d’alimenter le débat.

Où placer la limite dans le couple ?

Au-delà de l’aspect insolite, cette histoire soulève une interrogation plus profonde. Jusqu’où peut-on aller pour ses animaux lorsque l’on vit à deux ?

Dans certains couples, la présence d’un chien ou d’un chat dans le lit provoque déjà des disputes. Selon des études sur la vie conjugale, une minorité de partenaires reconnaît s’être déjà querellée à ce sujet.

Lucie, elle, ne regrette rien. « Ils ont volé mon cœur », répète-t-elle. Pour elle, l’amour n’a pas de hiérarchie. Anton, de son côté, semble avoir accepté cette nouvelle dynamique, même si certains proches parlent d’un compromis fragile.

Une chose est sûre : cette histoire ne laisse personne indifférent. Entre attendrissement et incompréhension, elle cristallise les passions et rappelle qu’au sein d’un couple, chaque détail du quotidien peut devenir un terrain sensible.