Dans notre société, les addictions prennent des formes multiples. Certaines sont connues, d’autres beaucoup plus marginales. Celle de Wendy Marshall fait partie de ces cas qui laissent sans voix. Chaque jour, elle consomme près de 900 grammes de viande crue. Pas occasionnellement, pas par défi, mais comme unique source d’alimentation.
À première vue, Wendy mène une vie parfaitement normale. Elle travaille, échange avec ses clients, gère son salon de tatouage et s’inscrit dans un quotidien sans excès visibles. Pourtant, dès que vient l’heure de manger, elle se coupe du monde pour se consacrer à ce rituel qui intrigue autant qu’il dégoûte.
Une passion héritée d’un lien familial fort
Cette habitude n’est pas née par hasard. Wendy l’explique avec une émotion palpable. C’est sa grand-mère qui l’a initiée à cette pratique dès son plus jeune âge. Un moment de complicité, presque intime, partagé loin des jugements extérieurs. « C’était notre façon de passer du temps ensemble, de parler de la vie », confie-t-elle.
Depuis la disparition de cette figure centrale de son enfance, cette alimentation est devenue bien plus qu’un simple choix. Elle est un lien symbolique, un héritage émotionnel auquel Wendy peine à renoncer, malgré les avertissements répétés de son entourage.
Une exposition médiatique qui choque le public
Le grand public découvre son histoire à travers l’émission My Strange Addiction, connue pour mettre en lumière des comportements extrêmes. Face aux caméras, Wendy ne cache rien. Elle mange un steak cru sans sourciller, allant jusqu’à provoquer une réaction de dégoût généralisée sur les réseaux sociaux.
Les images font le tour du web. Certains crient à la provocation, d’autres à la détresse psychologique. Une chose est sûre : son témoignage ne laisse personne indifférent.
Des risques sanitaires bien réels
Derrière le choc visuel, les médecins, eux, s’inquiètent. La consommation régulière de viande crue expose à de nombreuses bactéries potentiellement dangereuses. Sous la pression de ses proches, Wendy accepte finalement de consulter une professionnelle de santé.
Les examens révèlent la présence de bactéries pathogènes dans son côlon, directement liées à son régime alimentaire. Le plus troublant n’est pas le diagnostic en lui-même, mais l’absence totale de symptômes. Aucun mal de ventre, aucune fièvre, aucun signal d’alerte.
Un corps qui s’est adapté… à ses propres risques
Selon la professionnelle de santé qui la suit, cette situation est loin d’être rassurante. Le corps de Wendy se serait adapté à cette infection chronique, présente depuis si longtemps qu’elle ne provoque plus de réaction visible. Un mécanisme rare, mais dangereux.
Le véritable problème apparaît alors : en cas de maladie future, les antibiotiques pourraient se révéler inefficaces. Une perspective alarmante qui place Wendy face à une réalité brutale. Son corps résiste aujourd’hui, mais à quel prix demain ?
Peut-on vraiment changer quand l’addiction est installée ?
Confrontée à ces résultats, Wendy promet de faire plus attention. Pourtant, arrêter totalement la viande crue reste hors de question. Elle préfère ajuster, contrôler davantage la provenance des produits, en misant sur des élevages qu’elle estime plus sûrs.
Consciente que ce mode de vie pourrait lui coûter la vie, elle évoque une motivation plus forte que tout : sa famille. Son mari, ses enfants, ses proches. Mais même cette prise de conscience se heurte à une réalité sociale difficile. Certains avouent avoir du mal à partager un repas avec elle, tant son comportement les met mal à l’aise.
Une histoire qui divise et interroge
Entre fascination et inquiétude, le cas de Wendy Marshall soulève une question troublante. Jusqu’où le corps humain peut-il s’adapter à des pratiques extrêmes ? Et surtout, à partir de quand l’adaptation devient-elle une menace silencieuse ?
Son histoire, à la frontière entre choix personnel et danger médical, continue de provoquer débats et réactions passionnées.
Sources
Émission My Strange Addiction (TLC)


