En quelques mots, tout a basculé. Ce samedi 26 octobre, une publication postée sur le réseau social X a propulsé Sarah Knafo, 32 ans, au centre d’une vive controverse. L’eurodéputée Reconquête, déjà très exposée médiatiquement en raison de sa proximité avec Éric Zemmour, s’est retrouvée ciblée non pas pour ses idées… mais pour sa tenue vestimentaire.
La photo en question la montre dans l’hémicycle du Parlement européen, vêtue d’une robe à fleurs au décolleté discret. Une image banale, en apparence, qui a pourtant déclenché une avalanche de réactions après un commentaire jugé cinglant, voire humiliant.
Une attaque venue d’une autre eurodéputée
À l’origine de cette polémique, Malika Sorel, élue du Rassemblement national. En légende de la photo, elle lâche une phrase qui choque immédiatement : « Zoomez la photo pour voir son soutif », accompagnée d’une remarque sarcastique sur la tenue de sa collègue.
Très vite, ces mots sont perçus comme une attaque personnelle déplacée. Sur X, les réactions affluent. Pour de nombreux internautes, la critique dépasse largement le cadre politique et s’apparente à une remarque sexiste. Certains s’interrogent même sur la violence symbolique d’une telle sortie, venant d’une femme politique envers une autre.
Une tentative de justification qui ne convainc pas
Face à l’ampleur de la polémique, Malika Sorel publie un second message. Elle tente de se justifier, expliquant qu’au Parlement, elle adopte « d’autres modalités d’action ». Une précision qui ne suffit pas à calmer les esprits. Le tweet initial est finalement supprimé, mais le mal est déjà fait.
Captures d’écran et commentaires continuent de circuler, alimentant un débat de plus en plus virulent. Pour beaucoup, la suppression du message ressemble davantage à un recul stratégique qu’à une prise de conscience.
Le silence remarqué de Sarah Knafo
De son côté, Sarah Knafo choisit de ne pas répondre publiquement. Aucun tweet, aucune déclaration. Un silence qui intrigue autant qu’il divise. Certains y voient une manière élégante de ne pas entrer dans la polémique. D’autres estiment qu’une prise de parole aurait permis de dénoncer clairement des propos jugés dégradants.
Cette absence de réaction laisse le champ libre aux soutiens comme aux détracteurs, qui s’affrontent à coups de messages parfois très durs sur les réseaux sociaux.
Des propos jugés vulgaires et sexistes
Dans les heures qui suivent, de nombreux internautes dénoncent des propos qu’ils qualifient de « vulgaires », « déplacés » ou encore « indignes du débat politique ». Plusieurs commentaires pointent une obsession du corps féminin qui n’a, selon eux, rien à faire dans l’enceinte d’une institution européenne.
La polémique dépasse rapidement les clivages politiques habituels. Même des opposants à Sarah Knafo estiment que la critique est allée trop loin, rappelant que les idées devraient primer sur l’apparence.
Aucun regret, aucune excuse
Loin d’apaiser la situation, Malika Sorel assume. Interpellée par des internautes choqués, elle refuse de présenter des excuses et rejette les critiques, évoquant les attaques dont elle aurait elle-même été victime. Une réponse perçue par certains comme une tentative de détourner l’attention, par d’autres comme une volonté d’assumer jusqu’au bout ses propos.
Cette posture ferme entretient la controverse et prolonge un débat déjà explosif sur la place du corps, du sexisme et du respect entre femmes en politique.
Sources
Le Parisien
Publications et réactions sur le réseau social X (anciennement Twitter)


