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« Vous risquez la prison… » : Maeva Ghennam convoquée après avoir filmé les attaques à Dubaï


Alors que les tensions régionales secouent le Moyen-Orient, une influenceuse française bien connue se retrouve au cœur d’une polémique inattendue. Après avoir partagé des images impressionnantes de missiles dans le ciel de Dubaï, Maeva Ghennam a été convoquée par la police locale. Une situation qui soulève des questions sur les règles très strictes de communication aux Émirats arabes unis.

Le week-end dernier, Maeva Ghennam a partagé sur ses réseaux sociaux plusieurs vidéos tournées depuis le jardin de sa résidence à Dubaï. Sur ces images diffusées à ses millions d’abonnés, on aperçoit des traînées lumineuses traverser le ciel nocturne, ressemblant à des missiles.

La star de téléréalité, visiblement sous le choc, laisse éclater sa panique face à la caméra. Dans l’une de ses stories, elle explique qu’elle entend des bruits « comme du tonnerre » et affirme avoir aperçu plusieurs projectiles en quelques minutes.

« La France, protégez-nous ! Je suis en panique… », lance-t-elle dans une autre vidéo. L’influenceuse explique également qu’elle garde son passeport à portée de main, prête à quitter le pays si la situation venait à empirer.

Ces séquences, très relayées en ligne, ont rapidement déclenché une avalanche de réactions. Certains internautes compatissent face à la peur exprimée par la jeune femme, tandis que d’autres dénoncent une dramatisation excessive.

Une convocation inattendue par la police

Mais la polémique a pris une tournure bien plus sérieuse lorsque Maeva Ghennam a révélé avoir été contactée par la police de Dubaï. Dans une nouvelle story, l’influenceuse confie à ses abonnés sa surprise.

« Franchement, vous ne savez même pas ce qu’il vient de m’arriver… la police qui m’appelle et qui me convoque », raconte-t-elle, laissant entendre que l’affaire est plus complexe qu’elle ne l’imaginait.

La jeune femme s’est finalement rendue à cette convocation le lendemain. Elle n’a cependant pas détaillé ce qui lui avait été reproché.

Selon plusieurs observateurs et blogueurs spécialisés dans l’actualité des influenceurs, les vidéos diffusées pendant les événements pourraient être à l’origine de cette intervention des autorités.

À Dubaï, la communication est très encadrée

Aux Émirats arabes unis, la diffusion d’informations sensibles sur la sécurité ou la situation du pays est strictement encadrée. Les autorités rappellent régulièrement que la publication de contenus jugés alarmistes ou contredisant les annonces officielles peut entraîner des sanctions.

La police de Dubaï a d’ailleurs publié un message d’avertissement sur les réseaux sociaux. Elle y explique que la diffusion de rumeurs ou d’informations susceptibles de provoquer la panique dans la population est interdite.

Le communiqué précise que les personnes qui enfreignent ces règles peuvent s’exposer à des sanctions pénales. Dans certains cas, celles-ci peuvent inclure de lourdes amendes et même des peines de prison.

Dans ce contexte, les images diffusées par l’influenceuse pourraient avoir été perçues comme problématiques.

Une situation déjà compliquée pour l’influenceuse

La situation de Maeva Ghennam est d’autant plus délicate qu’elle ne peut actuellement pas quitter les Émirats arabes unis. Selon plusieurs médias, l’ancienne candidate des Marseillais ferait l’objet d’un « travel ban », une interdiction temporaire de quitter le territoire.

Cette mesure serait liée à un différend judiciaire survenu il y a plusieurs mois avec son ancien compagnon.

Résultat : alors que les tensions inquiètent une partie des expatriés présents à Dubaï, la jeune femme ne peut pas simplement prendre l’avion pour rentrer en France.

Sur les réseaux sociaux, cette affaire relance aussi un débat plus large. De nombreux internautes rappellent que plusieurs influenceurs installés dans l’émirat profitent d’une image de vie luxueuse, sans toujours connaître les règles très strictes qui encadrent la liberté d’expression dans le pays.

Pour Maeva Ghennam, cette convocation pourrait bien servir de rappel brutal de ces limites.Sources

Closer
Le Parisien
Compte officiel de la police de Dubaï sur X (anciennement Twitter)