Amazon s’est imposée comme un réflexe du quotidien pour des millions de consommateurs. Rapide, efficace, presque invisible. Mais parfois, derrière une simple livraison, tout bascule.
Au Royaume-Uni, un drame s’est joué en quelques secondes devant une maison tranquille. Un livreur Amazon effectuait une manœuvre en marche arrière lorsqu’il a accidentellement écrasé Molly, une chienne berger allemand de 12 ans, installée dans l’allée de son domicile.
La scène, filmée par les caméras de vidéosurveillance de la maison, laisse peu de place au doute. Le choc est violent. Molly est grièvement blessée, souffrant de lourds dommages aux tissus et aux ligaments. Son propriétaire, Steve Cockerham, agit dans l’urgence et transporte immédiatement son animal chez le vétérinaire.
Des soins coûteux et une famille sous pression
Les jours qui suivent sont éprouvants. Les examens, les traitements et les interventions s’enchaînent. La facture grimpe rapidement pour atteindre l’équivalent de 1 360 euros. Et ce n’est qu’un début. Les vétérinaires préviennent : le traitement de Molly pourrait durer des mois, voire des années.
Pour Steve Cockerham, la situation devient intenable. Entre l’angoisse pour la survie de son chien et la pression financière, la famille se retrouve fragilisée. Il décide alors de contacter Amazon, espérant une prise en charge ou au moins un soutien à la hauteur de l’accident survenu.
Le “geste commercial” qui fait basculer l’affaire
La réponse d’Amazon ne tarde pas. Mais elle surprend, puis choque. En guise d’excuses, l’entreprise envoie au propriétaire… un panier pour chien d’une valeur de 30 euros. Un geste présenté comme commercial, mais vécu comme une véritable provocation.
Steve Cockerham ne cache pas sa colère. Il explique se sentir trahi par une multinationale qu’il juge insensible à la gravité de la situation. Selon lui, face aux milliers d’euros déjà dépensés et aux soins à venir, ce cadeau symbolique ressemble davantage à une gifle qu’à un soutien.
L’ironie est cruelle. Le panier offert n’aura même pas servi. Le plus jeune chien de la famille, Skye, âgé de deux ans, l’a rapidement détruit, renforçant encore le sentiment d’absurdité de la situation.
Colère, indignation et bad buzz
L’histoire ne tarde pas à faire réagir. Relayée par les médias britanniques, elle suscite une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Beaucoup dénoncent un manque d’empathie, d’autres pointent du doigt la déconnexion entre la puissance financière d’Amazon et la faiblesse du geste proposé.
Contactée, l’entreprise reconnaît l’incident et indique que ses équipes travaillent à une solution. Amazon évoque un problème impliquant l’un de ses partenaires de livraison et assure vouloir résoudre le litige le plus rapidement possible. Pour l’instant, aucune indemnisation plus conséquente n’a été officiellement annoncée.
Une affaire loin d’être terminée
Pour Steve Cockerham, il est hors de question d’en rester là. Il espère désormais une reconnaissance réelle du préjudice subi, tant sur le plan émotionnel que financier. Cette affaire pose une question plus large : comment les géants du commerce en ligne doivent-ils réagir lorsque un simple acte de livraison tourne au drame ?
Alors que la polémique enfle, Amazon pourrait être contrainte de revoir sa position. Une chose est sûre : ce panier à 30 euros a coûté bien plus cher à l’entreprise en termes d’image.


