Un succès cinématographique, mais à quel prix ?
En mai 2024, Artus dévoilait au public son film Un p’tit truc en plus, une comédie touchante co-réalisée avec Clovis Cornillac. Le film a rapidement conquis le cœur des spectateurs et a été largement salué pour son regard novateur et sensible sur le handicap. Pourtant, malgré cet engouement, l’artiste avoue que ses projets ne lui garantissent pas une assise financière solide.
Artus espérait que cette reconnaissance du public se traduirait par une reconnaissance plus large, notamment lors des César 2025. Toutefois, alors que la critique était favorable, les récompenses tardent à venir. L’humoriste s’est exprimé sur BFMTV : « Le public a été là, c’est lui qui a créé ce succès. Mais d’avoir, maintenant, une reconnaissance (du milieu), c’est cool. »
Une tournée ambitieuse et ses conséquences
Le talentueux humoriste a décidé de persévérer en lançant une tournée ambitieuse pour son One Man Show, couvrant toute la France. Il confie à Sonia Devillers combien il est vital pour lui de ressentir la chaleur du public. Pourtant, ce projet audacieux ne semble pas économiquement viable. Artus explique : « Et puis on voulait une salle pour finir avec un spectacle un peu hors norme. Je pense que je vais vendre mon appart. C’est un spectacle où on ne sera jamais rentable. »
Il poursuit en partageant son amour pour la scène, exprimant combien le contact direct avec le public nourrit son art. « Dans le spectacle, j’ai besoin justement d’échanger avec le public, d’être avec le public, mais en vrai je pense qu’à partir du moment où on est là et où les gens sont à l’écoute, moi ce que j’adore dans le spectacle c’est évidemment d’entendre les rires, mais c’est aussi que j’ai des moments de silence où je prends le temps de jouer. »
Une vision philanthropique malgré tout
Artus ne se contente pas de briller sur scène ou à l’écran. Après le succès de son film, il s’est engagé dans une noble cause en créant la fondation Un p’tit truc en plus, dédiée à construire des maisons de vacances pour les personnes handicapées. C’est un projet profondément personnel, et Artus espère qu’il aura un impact durable sur la perception du handicap.
L’humoriste se montre résolument optimiste quant à l’avenir de cette entreprise philanthropique : « J’espère juste que ça ne va pas être une bulle et qu’on ne va pas passer à autre chose dans deux ans. Mais pour l’instant, les gens en tout cas touchés par ça m’en parlent en bien. Et oui, ça a changé le regard sur les gens porteurs de trisomie, de tout ça. »
un pari sur l’avenir
En fin de compte, Artus, avec sa créativité et son engagement sincère envers des causes qui lui tiennent à cœur, choisit de prendre des risques pour offrir quelque chose de jamais vu. Bien que les défis soient nombreux, son désir de marquer les esprits reste intact. Comme il le dit lui-même : « Mais je m’en fous parce que je veux faire un show jamais vu et je préfère marquer. »
Cet équilibre fragile entre succès artistique et défis financiers rappelle combien la passion, bien qu’exaltante, peut aussi demander d’importants sacrifices. Pour Artus, la véritable richesse demeure celle partagée sur scène et à travers ses initiatives philanthropiques.