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«J’ai des choses à dire sur Mme Ernotte» : Patrick Sébastien prêt à défier le système de l’audiovisuel public


Ancien visage emblématique du service public, Patrick Sébastien sort de sa réserve. Invité sur CNews, l’artiste affirme vouloir témoigner devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. En ligne de mire : la direction de France Télévisions et un système qu’il juge à bout de souffle. Une prise de parole qui promet de faire du bruit.

Ce mardi 6 janvier, le ton était grave sur le plateau de Face à l’info. Face à Christine Kelly, Patrick Sébastien n’est pas venu seulement parler de scène ou de nostalgie télévisuelle. L’ancien animateur de France Télévisions a profité de cette tribune pour lancer un message clair : il souhaite être auditionné par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

Une déclaration qui n’a rien d’anodin. Depuis plusieurs semaines, les débats autour du financement, de la neutralité et du fonctionnement du service public audiovisuel agitent le monde politique et médiatique. Patrick Sébastien, longtemps figure populaire du petit écran, affirme aujourd’hui avoir des choses importantes à révéler.

« Ça suffit ! » : un mouvement né du ras-le-bol

L’artiste est également venu présenter son mouvement baptisé Ça suffit !. Un nom qui sonne comme un cri du cœur. Selon lui, il ne s’agit ni d’un parti politique ni d’une ambition personnelle. « Je ne me présente à rien », insiste-t-il, se décrivant plutôt comme un relais de parole pour une France qu’il côtoie depuis des années.

Au fil de ses tournées et de ses rencontres, Patrick Sébastien dit entendre la même lassitude. Celle de citoyens qui travaillent, qui gagnent correctement leur vie parfois, mais qui n’y arrivent plus. Une colère sourde, qu’il souhaite canaliser sans chercher à en tirer un bénéfice personnel. « Je veux les aider à voter pour eux-mêmes », confie-t-il, évoquant aussi ses enfants et petits-enfants, et son inquiétude pour l’avenir du pays.

Une commission d’enquête sous haute tension

Le contexte rend sa demande d’audition d’autant plus sensible. Ces derniers jours, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public a été marquée par une passe d’armes très médiatisée entre un député et Nagui, accusé de s’être fortement enrichi grâce à l’argent public. Une accusation vivement contestée par l’animateur, qui a rappelé l’ampleur des emplois générés par ses productions.

Interrogé sur cette polémique, Patrick Sébastien a choisi la retenue… en apparence. « J’ai une réaction, forcément », admet-il, avant d’expliquer vouloir garder ses propos pour la commission. Un choix stratégique, qui alimente encore davantage la curiosité.

« Peut-être qu’il y a des choses qu’on n’a pas envie d’entendre… »

C’est sans doute cette phrase qui a marqué les esprits. Patrick Sébastien affirme attendre une convocation qui, pour l’instant, ne vient pas. « Cela me ferait très plaisir d’aller m’expliquer », assure-t-il, avant de lâcher : « Peut-être qu’il y a des choses qu’ils n’ont pas envie d’entendre… »

L’ancien animateur promet des propos « très clairs et très nets » sur Delphine Ernotte et, plus largement, sur le fonctionnement global du système audiovisuel public. Des mots forts, prononcés sans élever la voix, mais qui résonnent comme un avertissement.

Un retour inattendu dans le débat public

Longtemps associé à une télévision festive et populaire, Patrick Sébastien semble aujourd’hui vouloir endosser un rôle différent. Celui d’un témoin critique, fort de son expérience et de son passé au sein du service public. Ni candidat, ni chef de parti, il se positionne comme un observateur engagé, décidé à ne plus se taire.

Les auditions de la commission d’enquête doivent reprendre dans les prochaines semaines. Reste à savoir si Patrick Sébastien sera appelé à témoigner. Une chose est sûre : s’il obtient la parole, elle pourrait bien relancer un débat déjà explosif.