Sécher l’école pour aller se faire faire les ongles ? L’idée peut surprendre, voire choquer. Pourtant, c’est exactement ce qu’a décidé de faire une maman britannique avec sa fille de 7 ans. La scène, filmée dans un salon de manucure, montre une petite fille souriante, les ongles fraîchement pailletés, partageant un moment complice avec sa mère. Une vidéo anodine en apparence, mais qui a rapidement déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux.
À l’origine de cette initiative, Hannah Thompson, une mère de famille qui revendique une parentalité qu’elle qualifie de “bienveillante”. Sur TikTok, elle partage sans détour cette escapade mère-fille organisée en pleine journée scolaire, juste avant les vacances de Noël.
“Elle mérite cette journée” : une mère qui assume son choix
Hannah Thompson ne cache rien de sa décision. Bien au contraire. Dans sa vidéo devenue virale, elle explique pourquoi elle a volontairement retiré sa fille de l’école. L’aînée d’une fratrie de trois enfants, la fillette aide beaucoup à la maison et fait preuve, selon sa mère, d’une grande maturité pour son âge.
“Depuis que j’ai trois enfants, je culpabilise énormément pour elle. Elle a beaucoup pris sur elle sans jamais se plaindre”, confie la mère face caméra. Pour la remercier, elle décide alors de lui offrir une journée rien que pour elle, loin des devoirs et du rythme scolaire, entre un déjeuner rapide chez McDonald’s et une manucure dans un salon.
Un geste présenté comme une parenthèse de douceur, mais qui pose rapidement question.
Une décision qui frôle l’illégalité
Si le moment mère-fille attendrit certains internautes, d’autres rappellent que faire sécher l’école n’est pas anodin. La mère en est parfaitement consciente. Dans sa vidéo, elle évoque même le risque de sanction : “L’école va probablement m’envoyer une amende parce que je lui ai laissé prendre un jour de congé juste pour aller se faire faire les ongles.”
En réalité, la législation britannique a évolué. Depuis un changement récent, les sanctions financières ne s’appliquent qu’en cas d’absences répétées et non justifiées, à partir de cinq jours manqués sur un trimestre. Une journée isolée ne suffit donc plus à déclencher une amende, ce qui protège Hannah Thompson de toute conséquence légale.
Un débat explosif sur les réseaux sociaux
Là où la polémique prend toute son ampleur, c’est dans les commentaires. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, une grande partie des internautes soutient la mère. Beaucoup évoquent la santé mentale des enfants et la pression scolaire croissante.
“Ça s’appelle une journée pour la santé mentale”, écrit une utilisatrice. Un autre renchérit : “Il faut normaliser ça. Les enfants aussi ont des journées difficiles.” Certains professionnels de l’éducation se sont même exprimés, validant l’initiative et rappelant que les derniers jours avant les vacances sont souvent peu productifs sur le plan pédagogique.
Mais tout le monde n’est pas convaincu. D’autres parents dénoncent un mauvais exemple, craignant que ce type de comportement banalise l’absentéisme scolaire et brouille les repères éducatifs.
Parent moderne ou dérive éducative ?
Au-delà de la manucure, cette histoire soulève une question plus large : jusqu’où peut-on aller pour le bien-être émotionnel de son enfant ? Faut-il parfois transgresser les règles pour préserver un équilibre familial, ou au contraire maintenir un cadre strict, même au détriment de moments privilégiés ?
Entre admiration et indignation, cette journée beauté aura au moins réussi une chose : ouvrir un débat de société sur la parentalité moderne, le rapport à l’école et la place accordée au bien-être des enfants dans un quotidien souvent surchargé.
Sources
Parents (magazine en ligne)


