La disparition de Brigitte Bardot a plongé la France dans une vive émotion. Figure mythique du cinéma, femme engagée, icône intemporelle, elle s’est éteinte à 91 ans dans sa maison de La Madrague, à Saint-Tropez. Mais derrière l’hommage national et les souvenirs de gloire, il y a surtout un homme, son mari, témoin silencieux de ses derniers instants.
Présent à ses côtés jusqu’au bout, Bernard d’Ormale a accepté de lever le voile sur ces moments d’une rare intensité. Non pas pour choquer, dit-il, mais pour dire ce qu’il a vu, ce qu’il a ressenti, et ce qui l’a profondément bouleversé.
« Elle m’a appelé… puis tout s’est arrêté »
Ce matin-là, rien ne laissait présager l’irréversible. À moitié endormi, Bernard d’Ormale entend Brigitte Bardot l’appeler d’un mot tendre, presque enfantin. Un appel qu’il met quelques secondes à comprendre. En se levant, la réalité s’impose : elle ne respire plus.
La scène est d’une simplicité déconcertante. Pas de cris, pas de mise en scène. Juste le silence, le temps suspendu, et cette présence aimée qui vient de s’éteindre. Un instant brut, intime, loin de l’image publique de la star. « Elle est partie doucement », confie-t-il, encore marqué par ce souvenir.
Le détail physique qui l’a laissé sans voix
Mais ce qui a le plus troublé Bernard d’Ormale n’est pas seulement le moment du départ. C’est ce qui a suivi, dans les minutes qui ont suivi la mort. Alors qu’il reste près d’elle, quelque chose change sous ses yeux. Un détail physique qu’il n’avait jamais imaginé observer.
Selon ses mots, la souffrance semblait s’être envolée. Le visage de Brigitte Bardot s’est apaisé, transformé. « Elle est devenue magnifique. C’est très curieux à voir », raconte-t-il avec une sincérité désarmante. Une phrase qui surprend, dérange parfois, mais qui traduit surtout l’étrangeté de cet instant suspendu entre la vie et l’après.
Il reste là près d’une heure, à lui parler, à la regarder, comme si le temps n’avait plus de prise. Un moment à la fois bouleversant et profondément intime, qu’il décrit encore avec émotion.
Un témoignage qui trouble et fait réagir
Ces confidences, livrées avec pudeur, ont rapidement suscité de nombreuses réactions. Certains y voient un récit apaisant, presque poétique. D’autres sont troublés par cette description d’une transformation après la mort. Mais pour Bernard d’Ormale, il ne s’agit ni de provocation ni de mystère, simplement d’un fait vécu, impossible à oublier.
Ce témoignage rappelle que derrière la légende Bardot se cachait une femme, avec ses fragilités, ses combats et sa fin, vécue dans l’intimité la plus totale.
L’héritage de Brigitte Bardot, toujours vivant
Au-delà de la douleur, Bernard d’Ormale veut aussi parler de ce qui reste. L’engagement de Brigitte Bardot pour la cause animale, qui a marqué la seconde partie de sa vie, continue aujourd’hui à travers lui. Administrateur de la Fondation Brigitte Bardot, il entend poursuivre ce combat par fidélité, plus que par devoir.
« Certaines luttes ne s’arrêtent pas avec la mort », confie-t-il. Une manière de prolonger l’œuvre de celle qui a consacré sa vie à défendre les plus vulnérables. Si Brigitte Bardot n’est plus, son combat, lui, continue de résonner.


