Le temps a parfois un goût d’éternité pour les fans. Depuis la sortie de Nonante-cinq en 2021, Angèle s’était faite plus discrète musicalement. Si elle est restée visible à travers des collaborations, des apparitions publiques et son rôle d’ambassadrice pour la maison Chanel, aucun nouvel album n’était venu prolonger l’élan de son immense succès.
Quatre ans plus tard, l’attente touche enfin à sa fin. La chanteuse belge devrait dévoiler un nouveau titre le 27 février prochain. Un morceau co-composé et coproduit avec le duo électro français Justice, connu pour ses productions puissantes et sophistiquées. Une alliance artistique qui intrigue déjà.
Selon les informations révélées par Le Parisien, le titre durerait environ trois minutes et mêlerait un refrain en anglais à des couplets en français. Un format court, efficace, calibré pour marquer les esprits.
Un clin d’œil calculé ?
Quelques jours avant l’annonce officieuse de ce retour, Angèle publiait sur Instagram une reprise de “Neverender” de Justice. Un simple hasard ? Difficile d’y croire. Pour beaucoup d’observateurs, ce geste ressemblait à un signal discret adressé aux fans les plus attentifs.
Le clip du nouveau morceau aurait été tourné dans la plus grande discrétion à Marseille, fin janvier. Peu d’images ont filtré, alimentant le mystère. Dans une époque où tout se partage en temps réel, ce silence organisé semble presque stratégique.
La rencontre artistique entre Angèle et Justice ne serait pas née d’un coup de téléphone improvisé. Elle remonterait à l’été 2024, lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris. Ce soir-là, la chanteuse partageait la scène avec Phoenix, Air et Kavinsky. En coulisses, les présentations auraient été faites. Le courant serait passé. Le reste appartient désormais à la musique.
Un troisième album… mais pas tout de suite
Si le single arrive à la fin du mois, le troisième album devra encore patienter. Toujours selon les informations publiées par Le Parisien, la sortie de ce nouvel opus n’interviendrait qu’à la rentrée prochaine. L’artiste peaufinerait encore les derniers détails.
Quant à la tournée, il faudra s’armer de patience. Aucun concert d’envergure ne serait prévu avant 2027. Un choix qui peut surprendre dans une industrie où la rapidité est souvent la règle. Mais Angèle semble préférer la maîtrise du tempo à la précipitation.
Des exigences financières qui font parler
C’est ici que l’histoire prend un tour plus polémique. Après avoir quitté son label historique, deux grandes maisons de disques seraient actuellement en discussion pour accompagner la suite de sa carrière. Le nom de Because circulerait, tout comme celui de Sony Music, déjà connu pour avoir signé Orelsan ces dernières années.
Mais ces négociations ne seraient pas de tout repos. Selon plusieurs sources citées par Le Parisien, les exigences financières de l’artiste seraient élevées. On évoque des avances importantes, parfois jugées “non remboursables”, et des montants qui auraient refroidi certains acteurs du secteur.
Un professionnel de l’industrie confie, sous couvert d’anonymat, que les demandes seraient “très ambitieuses”. Trop ambitieuses ? Le débat est lancé.
Génie stratégique ou diva exigeante ?
Depuis “Tout oublier” en 2018, Angèle a vendu près de deux millions d’albums dans le monde, dont 1,5 million pour son premier opus Brol. Un parcours impressionnant pour une artiste qui n’a pas encore fêté ses 31 ans.
Dans ce contexte, demander des conditions à la hauteur de son succès relève-t-il de l’excès… ou simplement de la lucidité ? L’industrie musicale a changé. Les artistes veulent plus de contrôle, plus d’indépendance, plus de garanties. Angèle incarne peut-être cette nouvelle génération qui connaît sa valeur.
Reste une certitude : son retour ne laisse personne indifférent. Entre admiration, curiosité et critiques, la chanteuse belge s’apprête à reprendre la lumière. Et si la polémique faisait aussi partie du spectacle ?
Sources :
Le Parisien, édition du 11 février 2026.


