Témoignages

« Je suis une sugar baby » : une jeune étudiante bordelaise se livre sans tabou sur son choix de vie


Suite à une rupture douloureuse, une étudiante bordelaise prénommée Emilie avait envie d’une relation plus simple. Ainsi, la jeune femme s’est tournée vers un site de rencontre. Ce, avant de devenir une sugar baby.

Le terme « sugar daddy » fait référence à une relation dans laquelle un homme d’un certain âge entretient financièrement une personne en contrepartie de son temps et de ses services.. Typiquement étudiantes, séduisantes et ambitieuses, entre 18 à 25 ans, elles recherchent de leurs côtés le confort de vie, les sorties ou encore les cadeaux. Elles tournent ainsi vers ces bienfaiteurs, souvent fortunés.

Popularisé aux États-Unis par Hugh Hefner, fondateur du magazine Playboy, le concept de « sugar dating » a pris de l’ampleur depuis quelques années. Ce type de rencontre déchaîne les passions et de plus en plus de Français préfèrent ce mode de vie. C’est le cas d’Emilie qui a trouvé son bonheur sur le site Seeking Arrangement.

Depuis, l’étudiante de 23 ans qui ambitionne de travailler dans le marketing digital a définitivement tourné la page de cette rupture douloureuse en 2018. Actuellement, elle assume totalement d’être une « sugar baby ». Aussi étonnant que cela puisse paraître, certains hommes que la jeune femme avait rencontrés, avaient à peu près le même âge qu’elle.

sugar baby
Image d’illustration – ©depositphotos

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« Les hommes plus âgés me fascinent »

Interrogée par nos confrères d’Entre nous, Emilie s’est livrée à des confidences concernant son choix de vie, souvent sujet à débat. La jeune femme a assuré que les membres de sa famille sont au courant qu’elle est une « sugar baby ». Par ailleurs, selon ses révélations, elle avait déjà entretenu une relation avec un « sugar daddy » âgé seulement de 28 ans.

Contrairement aux idées reçues, les bienfaiteurs ne sont pas tous des personnes âgées. Quoi qu’il en soit, cette étudiante bordelaise préfère des partenaires plus mûrs. La raison ? Ils sont bien bienveillants et intéressants.

« J’aime les hommes de 35 ou 40 ans. Les partenaires plus âgés me fascinent »

Bien qu’Emilie reste ouverte à de nouvelles rencontres de ce genre, elle ne se jette pas sur le premier venu. Depuis son inscription sur ce site, elle a en effet discuté avec quelques personnes dont les profils lui ont plu. Après quelques échanges, certains étaient devenus ses « sugar daddies » tandis que d’autres avaient lamentablement échoué.

Lors de cet entretien, la jeune femme s’est rappelé que le courant était très vite passé avec certaines personnes. Elle a cependant déploré le manque d’occasions de se rencontrer.

« Ces hommes sont très occupés et parfois on ne se voit plus en raison de leur emploi du temps. De mon côté, je me suis aussi parfois lassée »

Emilie a tenu à réitérer que « les relations sont claires et directes » entre les deux parties. En ce sens, elle sait à quoi s’attendre et cela évite les mauvaises surprises. Néanmoins, l’étudiante de 23 ans ne va pas refouler les sentiments qu’elle pourrait éprouver. Seulement, « il n’y a jamais eu de feeling amoureux » jusqu’à présent.

Le nombre de « sugar daddy » grimpe en flèche dans l’Hexagone

Selon le classement de Seeking Arrangement, la France compte le plus de sugar daddies en Europe. Eh oui, le concept semble beaucoup plaire dans le pays où « les riches sont très riches même après avoir payé leurs impôts », explique le fondateur du site.

Ainsi, la France décroche la 1re place dans ce top 10 avec 92 029 inscrits, parmi ces membres des sugar daddies. Puis, on retrouve l’Allemagne (68 442) et l’Espagne (67 827). Le site a pu réaliser ce classement grâce aux données enregistrées depuis sa création en 2006. Il faut dire que les confinements en raison de la crise sanitaire ont également favorisé les rencontres virtuelles.

L’envers du décor du sugar dating

Nul doute que le concept séduit de plus en plus de personnes. Cependant, force est de souligner que le « sugar dating » peut aussi présenter certains risques. Bon nombre d’étudiantes confrontées à des situations de précarité se lancent dans ce type de relation. L’objectif est notamment d’arrondir les fins de mois pour survivre ou mieux vivre.

Malgré tout, ces relations entre adultes consentants laissent des traces (désillusions, violence, dégoût…). Cinq sugar babies ont accepté de se confier sur leur choix de vie et de lever le voile sur l’envers du décor.

#LFEV : Sugar de Nina Robert

A voir lundi 12 avril 2021 à 23h sur @France3Paris dans La France en vrai

Publiée par France 3 Paris Ile-de-France sur Jeudi 8 avril 2021

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