Société

Jean Castex prépare les Français à un « long » déconfinement accompagné de « mesures restrictives »

Jean Castex
Jean Castex ne veut pas donner de date définitive quant à la réouverture des commerces. Crédits : LCP.
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Ce mardi 17 novembre, le Premier ministre a reconnu que le premier déconfinement avait été trop précipité. Face aux députés de la commission d'enquête, le chef de file du gouvernement assure que le « déconfinement bis » comprendra des mesures plus strictes.

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« Des mesures restrictives perdureront », fait savoir Jean Castex ce mardi. « La phase suivante ne sera pas un retour à l’antéconfinement », mais sera « progressive », souligne le bras droit d’Emmanuel Macron.

L’objectif est de « donner le maximum de visibilité » aux Français, en « évitant le stop and go », c’est-à-dire l’alternance de périodes restrictives et libertaires.

Jean Castex veut déconfiner « progressivement » les Français, jusqu’à ce qu’un vaccin soit proposé

La sortie de la crise sanitaire sera donc gérée « au long cours » jusqu’à « l’été prochain au moins ». « Si les vaccins produisent tous leurs effets, qu’il n’y a pas de difficulté et qu’on est débarrassé de cette affaire, j’en serai le plus heureux », espère Jean Castex, tout en insistant : il ne faut pas « baisser la garde ».

Le chef du gouvernement a également reconnu qu’il était « extrêmement difficile d’anticiper la brutale accélération pandémique » d’octobre. Cependant, la possibilité d’une seconde vague était bien « prévue, anticipée », a-t-il souligné avant de nier tout « temps de retard ».

Une réouverture des commerces prévue « autour » du 1er décembre

Le Premier ministre évoque également la question épineuse de la réouverture des commerces non essentiels. Tandis que le ministre de l’Economie plaide pour le 27 novembre au lieu du 1er décembre, Jean Castex mise sur une date « autour » de début décembre.

« Si les indicateurs épidémiologiques suivent la tendance, alors autour du 1er décembre (…) on pourra effectivement envisager de rouvrir les commerces qui ne sont pas de première nécessité »,

explique-t-il.

Le chef de file du gouvernement ne se risque donc pas à donner une date définitive. La décision finale sera prise « la semaine prochaine », précise le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.


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