Santé

Les médecins réclament un confinement le weekend et un couvre-feu à 19h

Des enfants confinés à la maison.
Va-t-on vers un confinement général le week-end ? Des spécialistes le réclament. Source : Photo d'illustration.

Un collectif de médecins appelle le gouvernement à confiner les Français le week-end. Une mesure qui doit être accompagnée d'un élargissement du couvre-feu dès 19 heures, insistent ces spécialistes.

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« La situation est grave ». Pour tenter d’y remédier, l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) de la région Auvergne-Rhône-Alpes demande des mesures plus strictes.

Dans un communiqué publié par Le Figaro ce dimanche 25 octobre 2020, ces professionnels de la santé poussent un cri d’alarme.

« L’heure n’est plus aux demi-mesures »

Le collectif regroupe près de 13 500 médecins libéraux d’Auvergne-Rhône-Alpes. Tous s’inquiètent du regain de l’épidémie qui touche leur région.

« Si rien n’arrête la progression de l’épidémie, la catastrophe sera humaine puis économique puis sociale »,

alertent ces spécialistes.

« Avec plus de 41.600 cas en 24 heures, l’épidémie atteint un niveau record », dénoncent-ils, tout en soulignant : « le temps n’est plus aux demi-mesures ».

Ces médecins demandent donc « l’élargissement immédiat des horaires du couvre-feu à partir de 19 heures en semaine et l’instauration d’un confinement les samedis et dimanches ».

Le but : éviter la situation de « l’Italie au printemps dernier »

Ces professionnels de la santé sont très inquiets. Mais « il est encore temps d’agir pour éviter une situation comparable à celle du Grand Est, voire de l’Italie du printemps dernier », estiment-ils.

« La situation est trop grave et le temps n’est plus aux demi-mesures ».

Pour ces médecins, le couvre-feu instauré dans 54 départements français est loin d’être suffisant. Leur crainte : un rebond de contaminations qui pourrait bien se traduire « dans quelques jours » par « un encombrement, voire une saturation des services hospitaliers. »

Un engorgement qui impacterait « non seulement pour les patients atteints par la Covid mais aussi pour toutes les autres pathologies habituelles, avec des risques majeurs pour leur vie et leur santé ».


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