Police et Justice

La famille musulmane qui a tondu et frappé leur fille sera expulsée, affirme Darmanin


A Besançon, une adolescente musulmane a été frappée et tondue par sa famille pour avoir fréquenté un chrétien. C'est ce dernier qui a prévenu la police, après avoir constaté les sévices infligés à la jeune fille de 17 ans. Quatre adultes ont été placés en garde à vue : les parents de la victime, mais également son oncle et sa tante.

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Ils n’ont pas supporté un tel « affront ». A Besançon, quatre membres d’une même famille ont violemment agressé une adolescente. Son crime ? Fréquenter un chrétien.

La jeune fille de 17 ans, musulmane d’origine bosniaque, a été frappée puis tondue alors qu’elle rentrait d’une fugue avec son amant.

Pour le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, la famille mise en cause n’a « rien à faire sur le sol national ».

« Tondue et frappée parce qu’elle aimait un chrétien »

C’est avec une vive émotion que Gérald Darmanin a réagi à l’agression de l’adolescente dans le Doubs. « Tondue et frappée parce qu’elle +aimait un chrétien+. Profondément choqué par cet acte sur cette jeune fille de 17 ans », a écrit sur Twitter le ministre de l’Intérieur, tout en affirmant : « Cette barbarie appelle les sanctions les plus sévères ».

L’adolescente, arrivée en 2017 de Bosnie-Herzégovine avec sa famille, fréquentait depuis plusieurs mois un garçon d’origine serbe. Les deux jeunes gens vivaient dans le même immeuble, à Besançon.

La jeune bosniaque se voit d’abord privée de son téléphone portable par sa famille. C’est alors que le couple décide de fuguer durant quatre jours. Mais au retour des amants, la jeune fille est giflée.

« Elle est emmenée dans une chambre, violentée. Elle a été tondue, selon ses déclarations, par son oncle, le frère de son père, tout en étant frappée »,

rapporte le parquet.

D’après un médecin qui a examiné la jeune musulmane après son agression, celle-ci souffre d’une côte cassée et d’hématomes « un peu partout ».

La famille bosniaque devait quitter le territoire avant le confinement

Dans cette affaire, quatre adultes sont mis en cause : les parents de la jeune fille, son oncle et sa tante. Tous ont été placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de contacter l’adolescente.

La jeune fille, profondément choquée, a été placée « sous protection judiciaire dans une structure adaptée ». Quant à sa famille, celle-ci devait quitter le territoire avant le confinement et la fermeture des frontières de Bosnie-Herzégovine, en raison du coronavirus.

« Ils ont été définitivement déboutés du droit d’asile en décembre 2019 et nous avions pris dans la foulée une obligation de quitter le territoire »,

rapporte à l’AFP Jean-Philippe Setbon, secrétaire général de la préfecture du Doubs.

« Il va falloir attendre le jugement pour négocier un éloignement », précise M. Setbon, tout en soulignant que l’adolescente ne sera pas concernée par cette mesure.

« Dès la fin de la procédure judiciaire, ils seront reconduits à la frontière car ils n’ont rien à faire sur le sol national », a pour sa part assuré sur Twitter Gérald Darmanin.

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