Police et Justice

Deux pères de famille ont des relations avec une ado de 14 ans : la justice les relaxe

Une jeune fille
La jeune fille ne souhaitait pas porter plainte contre les deux hommes. Image d'illustration.
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Jeudi 18 mars, deux hommes de 20 et 28 ans jugés pour atteintes sur une mineure de moins de 15 ans ont été relaxés par la cour d'appel de Metz. La jeune fille était sous l'emprise de boissons alcoolisées au moment des faits. La famille de la plaignante envisage de se pourvoir en cassation.

En mai 2020, une adolescente de 14 ans a son premier rapport avec un jeune homme mineur. Les deux jeunes gens échangent d’abord sur l’application Snapchat, avant de consommer des boissons alcoolisées. Vient ensuite l’acte, puis la jeune fille décide de retrouver l’une de ses amies, à Farébersviller (Moselle). Cette dernière attendait son petit ami, qui arrive en compagnie de ses cousins : deux pères de famille de 20 et 28 ans.

L’adolescente explique ne pas avoir été forcée et ne veut pas porter plainte

Tous les 5 montent dans une voiture pour acheter des boissons alcoolisées, puis le groupe décide de garer le véhicule dans un endroit éloigné. Pour une raison inconnue, l’amie de la mineure et son compagnon s’éloignent, laissant la jeune fille seule avec les deux cousins. Les deux pères de famille sont accusés d’avoir profité de l’état alcoolisé de la mineure pour coucher avec elle. L’un à l’extérieur de la voiture et le second, à l’intérieur du véhicule, rapporte La Dépêche.

Les trois hommes sont ensuite repartis en voiture, laissant les deux jeunes filles mineures titubantes, en bord de route. Les parents de l’adolescente, inquiets, avaient prévenu les forces de l’ordre. Lorsque les deux jeunes filles avaient été retrouvées, la victime présumée disait ne pas avoir été forcée et ne pas vouloir porter plainte. Mais ses parents avaient décidé de saisir la justice.

« C’est elle qui en redemandait »

Interpellés, les deux pères de famille reconnaissent avoir eu des relations avec la mineure de 14 ans, mais elles seraient « consenties », précisent-ils. « C’est elle qui en redemandait », insiste l’un d’entre eux. « Elle nous a dit avoir 18 ans, bientôt 19 ans », tiennent à expliquer les deux accusés, qui auraient donc pensé que la jeune fille était majeure. « Elle nous a presque forcés à coucher avec elle. On a fini par céder », ajoute le jeune homme de 20 ans.

La victime soutenant ne pas avoir été contrainte, le tribunal correctionnel saisi en novembre 2020 s’est déclaré incompétent pour juger ce type de faits. Finalement, la cour d’appel de Metz les a relaxé ce jeudi 18 mars.

Une décision qui intervient alors que le gouvernement vient de fixer l’âge de la majorité se*uelle à 15 ans. « C’est moralement choquant, estime l’avocate de la famille auprès du Parisien. Ma cliente était vraiment très alcoolisée. Pas juste gaie. Est-ce qu’elle était en état de consentir ? » De son côté, le conseil de l’un des deux accusés se félicite que la cour ait fait « du droit et non de la politique », sans tenir compte de la dernière décision gouvernementale.

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