Police et Justice

Affaire Grégory : la journée de mercredi pourrait faire basculer l’enquête

Grégory Villemin
Va-t-on enfin connaître le dénouement de l'affaire Grégory ? Crédits : DR.

Ce mercredi 27 janvier 2021, plus de 36 ans après le début de l'enquête, la justice va se prononcer sur de nouvelles expertises génétiques réclamées par les parents. Ces dernières pourraient bien relancer l'affaire. Explications.

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Son visage enfantin ne cesse de s’afficher dans les médias, au grès des enquêtes successives. Ce mercredi, l’affaire Grégory pourrait connaître un tournant majeur. Plus de trois décennies après les faits, va-t-on enfin parvenir à désigner des coupables ?

La recherche d’ADN de parentèle, une technique qui pourrait relancer l’affaire Grégory

L’affaire passionne les Français et tourmente les enquêteurs depuis 1984. Quant aux parents de l’enfant, plus déterminés que jamais à savoir la vérité, ils espèrent que la justice autorisera de nouvelles expertises. La requête de Christine et Jean-Marie Villemin va être examinée ce 27 janvier 2021 par la Cour d’appel de Dijon, où est instruit le dossier depuis 1987.

Les Villemin souhaitent qu’une expertise soit menée sur neuf traces d’ADN figurant dans le dossier et transmises au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Ces empreintes avaient été prélevées sur des lettres anonymes, les vêtements du petit Grégory ainsi que sur une seringue.

Si la justice autorise cette requête, les enquêteurs s’appuieront sur la recherche d’ADN de parentèle. Il s’agit d’une technique consistant à comparer une empreinte génétique avec d’autres en provenance de la même parenté. Cette méthode a déjà porté ses fruits dans plusieurs affaires jusqu’alors non résolues. Le dossier Elodie Kulik avait ainsi pu être résolu.

Le petit Grégory
Grégory Villemin. DR

Les couleurs des cheveux ou des yeux de potentiels suspects pourraient être déterminées

Les parents du petit Grégory veulent aussi que les enquêteurs aient recours à la technique du portrait-robot génétique. Il s’agit de partir d’une empreinte ADN afin de déterminer les couleurs des yeux ou des cheveux d’une personne. Autant d’indices qui pourraient aiguiller avec précision l’enquête.

Si la justice se prononce en faveur de ces nouvelles recherches, les résultats ne seraient pas dévoilés avant plusieurs mois. Pour Me Thierry Moser, l’avocat du couple Villemin, les expertises pourraient constituer des « pièces » intéressantes dans le « puzzle » de cette enquête hors norme. A 62 ans, l’avocat se dit certain que plusieurs personnes ont participé à faire disparaître l’enfant. Pour rappel, le petit Grégory avait été retrouvé le 16 octobre 1984 pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière des Vosges.

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