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À presque 70 ans, Claire Chazal l’avoue sans filtre : « Mon corps me fait peur »


À l’approche de ses 70 ans, Claire Chazal se confie sans détour sur son corps, le temps qui passe et une peur intime qu’elle n’essaie plus de masquer. Une parole rare, sincère, qui bouscule les certitudes et relance le débat sur l’âge, surtout à la télévision.

Le temps n’a jamais été un sujet anodin. Mais lorsqu’il est évoqué avec autant de franchise, il frappe différemment. En mars 2025, Claire Chazal a choisi de ne plus arrondir les angles. Face aux caméras de Buzz TV, la journaliste a mis des mots sur un sentiment que beaucoup taisent : la peur du corps qui change et de l’avenir qui semble se contracter.

Sans nostalgie excessive, elle décrit une mélancolie diffuse, celle du temps qui file et des possibles qui se raréfient. « Le corps se transforme, les perspectives se réduisent », confie-t-elle, avant d’admettre une angoisse bien réelle. Une peur qu’elle dit combattre, tout en sachant que cette lutte est inégale.

Vieillir sous le regard des autres

Cette lucidité n’est pas qu’intime. Elle est aussi sociale et professionnelle. Claire Chazal ne cache pas le poids du regard extérieur, particulièrement dans un milieu comme la télévision, où l’image reste centrale. Derrière son calme légendaire, elle pointe une réalité qu’elle juge injuste : le rapport à l’âge ne serait pas le même pour les femmes que pour les hommes.

Elle évoque cette exigence de fraîcheur, souvent implicite, qui conditionne les carrières et fragilise celles qui avancent en âge. Une observation qui dérange, mais qui résonne avec l’expérience de nombreuses femmes, bien au-delà des plateaux télé.

Lutter, malgré tout, contre le temps

Face à cette peur, Claire Chazal ne se résigne pas. Elle parle d’une résistance quotidienne, presque obstinée. Curiosité intellectuelle, appétit culturel, activité physique : elle s’accroche à ce qui la stimule et la maintient en mouvement. « Je fais ce que j’aime faire », dit-elle, comme une ligne de conduite.

Travailler reste pour elle une nécessité vitale, pas une contrainte. Elle affirme se sentir plus active aujourd’hui que dans sa jeunesse, refusant l’idée que l’âge doive rimer avec effacement. Une manière de repousser les limites, même si elle sait que le temps, lui, ne ralentira pas.

Une carrière qui refuse de s’éteindre

Depuis son départ du journal de 20 heures en 2015, Claire Chazal n’a jamais quitté l’écran ni la scène culturelle. Émissions sur l’art, la littérature, le cinéma, rendez-vous culturels sur plusieurs chaînes publiques : elle a multiplié les projets, fidèle à son désir de transmission.

Cette longévité professionnelle nourrit son envie de « travailler jusqu’à la fin ». Non par peur du vide, mais par passion. Une passion qui, paradoxalement, cohabite avec cette angoisse du temps qui passe, créant un contraste saisissant entre énergie et fragilité.

Une confession qui touche juste

En parlant de son corps et de sa peur sans détour, Claire Chazal a ouvert une brèche. Sa parole, loin du scandale gratuit, touche par sa sincérité. Elle rappelle que derrière les figures publiques se cachent des doutes universels, et que vieillir reste une épreuve intime, même lorsqu’on a traversé des décennies de lumière.

Cette confession, simple et directe, a trouvé un écho puissant. Parce qu’elle dit tout haut ce que beaucoup ressentent tout bas.