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Les effets de la 5G sur la santé : ce que l’on sait


Tandis qu'Emmanuel Macron a réitéré son intention de laisser le champ libre au déploiement de la 5G en France, plusieurs élus de gauche demandent un moratoire. Tous s'inquiètent d'un potentiel risque sanitaire pour les Français.

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« Oui, la France va prendre le tournant de la 5G », a assuré lundi 14 septembre 2020 le chef de l’Etat. Emmanuel Macron s’est même moqué des opposants à son déploiement, en ironisant sur ceux qui préfèrent « le modèle amish » et le « retour de la lampe à huile« .

Une déclaration qui a fortement déplu aux opposants à la 5G, dont font partie les citoyens de la convention climat, mais également des dizaines d’élus de gauche et écologistes.

Alors que 70 élus ont déposé une demande de moratoire, laquelle fait partie des 149 mesures de la convention pour le climat, que sait-on des effets de la 5G sur la santé ?

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Le déploiement de la 5G en France fédère de nombreux opposants

A mesure que le déploiement de la 5G en France se rapproche –fin 2020-, les de nombreuses voix s’élèvent contre cette technologie. La 5G est en effet fortement décriée par de nombreux militants et élus, notamment à gauche et chez les écologistes.

Dimanche 13 septembre, les maires de onze grandes métropoles françaises ont signé une tribune réclamant un moratoire sur la cinquième génération de télécommunications.

Un texte qui souligne les arguments des détracteurs de la 5G, que contestent les opérateurs comme les pouvoirs publics. L’un des principaux reproches fait à la 5G concerne un risque sanitaire pour les Français. Alors, qu’en est-il réellement ? La 5G est-elle dangereuse pour la santé ou inoffensive ?

La cinquième génération de télécommunications représente-t-elle un risque sanitaire réel ?

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) précise que les ondes électromagnétiques émises par la 5G peuvent être « cancérigènes pour l’Homme« . Mais, au même titre que les ondes produites par la 3G, la 4G, le Wi-Fi, la radio ou encore les lignes à haute tension.

Ces ondes électromagnétiques sont dangereuses en fonction de leurs fréquences et de leur proximité avec le corps humain lors de leurs émissions. Depuis l’arrivée de la téléphonie mobile dans l’Hexagone, les institutions sanitaires ont donc rédigé une réglementation encadrant ces émissions.

D’une part, le niveau d’émission d’ondes électromagnétiques produites par les smartphones est réglementé. D’autre part, le niveau émis par les antennes-relais possède également un seuil maximal. Par exemple, la DAS (débit d’absorption spécifique) de nos téléphones portables est limité à 2 W/kg.

Le déploiement de la 5G en France ne changera donc pas réellement la donne, puisque les valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques demeureront identiques. Mais une grande partie des craintes concerne la nature même des ondes émises par les antennes-relais 5G et notamment la bande des 3,5 GHz.

La technologie 5G se décompose en trois « morceaux », qui diffèrent par leurs fréquences. La bande des 3,5 GHz est la partie considérée comme le coeur de la 5G, en raison de ses propriétés très équilibrées. En clair : la 5G dont la fréquence oscille autour des 3,5 GHz permet une pénétration suffisante des bâtiments et dispose d’une longue portée associée à un excellent débit.

La 5G en France.
Source : Arcep

La bande des 3,5 GHz est peu connue. Ce « morceau » de la 5G fait encore l’objet de tests. Un rapport final de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) est attendu pour 2021. Ce document doit faire toute la lumière sur les conséquences sanitaires de la 5G.

Pour les opposants à la 5G, le coeur du problème se situe bien là : la bande des 3,5 GHz est encore trop peu étudiée pour un déploiement de la 5G en 2021, soit avant le rapport de l’Anses.

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