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Une autre forme de vie détectée grâce à un gaz autour de Vénus

Du gaz pouvant provenir d'une forme de vie détecté sur Venus.
Il s'agit d'une grande première. Source : Pixabay.
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Selon une étude menée par l'Université de Cardiff, de la phosphine se trouve dans les nuages de Vénus. C'est la première fois que les scientifiques découvrent un tel gaz sur une autre planète tellurique du système solaire.

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L’étude, révélée ce lundi 14 septembre 2020 dans Nature Astronomy, fait grand bruit. Des chercheurs sont parvenus à établir « la présence apparente » de phosphine, un gaz détecté dans les couches nuageuses de Vénus.

Les scientifiques sont particulièrement intrigués par cette découverte, puisque ce gaz est présent sur Terre. Ce composé proviendrait-il d’un processus encore inconnu, ou bien d’une forme de vie ?

De la phosphine dans les nuages de Vénus : une première qui interroge les scientifiques

Il s’agit d’une véritable première. Jamais aucune étude n’avait jusqu’ici détecté ce composé dans l’une des quatre planètes telluriques du système solaire, mise à part la Terre.

Cette phosphine pourrait provenir « de processus inconnus de photochimie ou géochimie, ou par analogie avec la production biologique de phosphine sur Terre, grâce à la présence de vie« , explique Jane S. Greaves, professeure d’astronomie à l’Université de Cardiff qui a dirigé l’étude.

En effet, ce gaz que l’on retrouve dans les planètes géantes et gazeuses du système solaire n’est pas d’origine biologique. Ce composé a été retrouvé non pas sur Vénus, mais dans l’épaisse couche de nuages acides qui entoure la planète jusqu’à 60 km d’altitude. Est-ce le signe d’une forme de vie ?

Un composé similaire à celui présent sur Terre retrouvé dans les nuages de Vénus : un signe de vie ?

En ce qui concerne la provenance exacte de ce gaz détecté sur Vénus, le Pr Greaves « espère avoir pris en compte tous les processus susceptibles d’expliquer sa présence dans l’atmosphère de Vénus ». Parmi ces hypothèses : une forme de vie.

Une vie qui devrait « être de petite taille, pour flotter librement »,

précise la chercheuse.

L’étude insiste toutefois sur le fait que « la détection de phosphine n’est pas une preuve robuste de vie, seulement d’une chimie anormale et inexpliquée ».

Jane S. Greaves et ses collègues souhaitent désormais observer ce phénomène de manière plus poussée. Les chercheurs pourraient se servir d’un télescope spatial leur permettant de s’affranchir du « filtre » de l’atmosphère terrestre. Ils pourraient également visiter une nouvelle fois Vénus ou son atmosphère, par sonde.


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