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Les vestiges d’une église antique apparaissent grâce à la clarté de l’eau dépolluée grâce au confinement


Depuis qu’a eu lieu le confinement lié à la pandémie de Covid-19, la clarté de l’eau et la qualité de l’air se sont améliorées. En Turquie, sur les rives du lac Iznik, l’eau redevenue limpide permet d’admirer les ruines d’une église antique.

Le confinement n’a pas eu que des impacts négatifs : pour l’environnement notamment, il s’est avéré positif. Dans de nombreuses régions du monde, l’arrêt des activités économiques et notamment des transports a eu une incidence positive sur l’environnement.

Comme les Français ont pu le constater dans l’Hexagone, les eaux sont redevenues limpides et la qualité de l’air s’est améliorée. Des animaux jusqu’ici contraints de s’éloigner des grandes villes ont également été aperçus à proximité des agglomérations. La nature a, semble-t-il, repris ses droits le temps du confinement. L’occasion d’admirer des merveilles comme les ruines de cette église antique, situées sur les rives du lac Iznik, en Turquie.

L'église antique est engloutie à trois mètres de profondeur dans le lac Iznik, en Turquie
Source : D.R.

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L’église antique, engloutie par le lac Iznik, est à nouveau visible grâce au confinement et la dépollution de l’eau

En quelques semaines, les eaux du lac Iznik, situé dans le nord-ouest de la Turquie, se sont éclaircies. La clarté de l’eau permet depuis d’admirer les vestiges d’une église antique, entourée d’autres ruines. Cette basilique aurait été engloutie par le lac en raison d’un violent tremblement de terre. Ce séisme aurait eu lieu en 740 après J.C., selon Mustafa Şahin, chef du département d’archéologie de l’Université Bursa Uludağ. La violence du tremblement de terre aurait causé l’effondrement total de l’édifice, finalement englouti par le lac turc.

La basilique antique est visible à quelques mètres du rivage du lac Iznik, en Turquie
Source : D.R.

L’église, découverte en 2014 après des années de recherches, demeure ainsi sous l’eau depuis plus d’un millénaire. À l’époque de la découverte, des photographies aériennes du lac permettaient de deviner la présence des ruines d’un temple possédant de nombreux artefacts. Depuis le confinement lié à la crise du Covid-19, ces vestiges n’ont jamais été aussi visibles.

D’après les archéologues à l’origine de sa découverte, l’église a été édifiée selon les normes architecturales des basiliques romaines. Les vestiges, situés à une dizaine de mètres du rivage, se trouvent engloutis à moins de trois mètres de profondeur.

Les ruines de la basilique antique engloutie dans le lac Iznik, en Turquie
Source : D.R.

La basilique byzantine bâtie au IVe siècle après J.C. dissimulerait un temple païen

Selon les historiens, cette basilique aurait été construite en l’honneur de Saint Néophyte, un martyr chrétien tué en 303 après J.C., sur les bords du lac Iznik. Lors de la découverte de ces vestiges antiques, en 2014, le professeur Şahin s’interrogeait :

« Comment se fait-il que personne n’ait remarqué ces ruines avant ? »

L’archéologue est certain qu’un temple païen se cache sous ces ruines, comme le laissent penser d’anciens documents découverts dans la région.

Suite à cette découverte archéologique extraordinaire, le maire de la ville de Bursa, proche du lac Iznik, souhaite créer un musée sous-marin inédit. Recep Altepe explique : « Notre objectif, c’est d’offrir un lieu que tout le monde pourra visiter. Nous allons évacuer l’eau, créer une structure autour, en verre, où le public pourra pénétrer, sentir l’histoire, sentir l’ambiance, dans ce musée archéologique sous-marin. »

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