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Younès, 2 ans, décédé sous les coups de son beau-père qui utilisait un taser pour « jouer » sur son corps


La mère et le beau-père du petit Younès, 2 ans et demi, étaient jugés ce mardi pour violences habituelles sur mineur ayant entraîné la mort.

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Mardi 7 juillet, la mère et le beau-père du petit Younès, décédé à l’âge de deux ans et demi, étaient jugés par la cour d’assises de l’Essonne. Ils comparaissaient pour violences habituelles sur mineur ayant entraîné le décès.

Le beau-père de l’enfant, qui a nié tout fait de violence, a été condamné à 20 ans de prison. Quant à la mère de Younès, elle a écopé de trois ans d’emprisonnement ferme.

Younès, torturé par son beau-père et frappé par sa mère, décède d’un traumatisme crânien

Le 28 septembre 2017, William, 26 ans, appelle les secours. Son beau-fils, Younès, serait tombé sur la tête en chutant de son lit parapluie.

Lors de l’accident, sa mère, Melissa, 24 ans, était partie accompagner sa fille à l’école. Elle n’était donc pas présente.

Younès est transporté en urgence par les pompiers à l’hôpital Necker, où il décèdera quelques jours plus tard, d’un traumatisme crânien. L’examen mené sur le corps de l’enfant révèlera plusieurs traces de maltraitances subies régulièrement par la victime. Morsures, coups, brûlures au taser, etc.

« On savait dès le début qu’il n’allait pas survivre. Nous avons demandé aux parents ce qu’il s’est passé, témoigne une infirmière. La mère a dit qu’elle n’était pas présente mais qu’il avait chuté de son lit. »

« Ce n’est pas une petite chute d’un lit parapluie qui peut causer de telles hémorragies au cerveau. »

Des infirmiers poussant un lit d'hôpital.
Le personnel soignant de l’hôpital Necker suspecte rapidement un cas de maltraitance infantile.

Un jugement partagé par le médecin légiste qui a examiné le corps de Younès : « C’est l’œdème cérébral qui explique le décès. Cela évoque un traumatisme par secouement. La chute de lit n’est pas suffisante pour expliquer l’ensemble des constatations », fait-il savoir à la cour.

Younès meurt des suites de violences répétées : son beau-père le mordait « par affection »

Face au personnel soignant, la mère et le beau-père de Younès nient les faits de violence, assurant que l’enfant n’a fait que chuter de son lit. L’enquête ouverte suite au décès du petit garçon démontre qu’il était régulièrement victime de mauvais traitements.

Le beau-père mordait Younès sur les joues et les avant-bras, par « affection ». Il utilisait également sur l’enfant un pistolet à impulsion électrique « pour jouer »

Lors du procès qui se déroulait mardi dernier, la mère de Younès a continué de nier les faits. L’enquête a pour sa part établi qu’elle giflait violemment son fils et lui donnait de fortes fessées. Melissa a fini par reconnaître, pour la première fois, que son compagnon la battait régulièrement. La jeune mère a été condamnée à trois ans de prison ferme.

Quant à William, le beau-père, il a écopé de 20 ans d’emprisonnement.

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