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Une mère furieuse après que son fils musulman de 6 ans a mangé du jambon et du bacon à l’école


Un simple déjeuner à la cantine s’est transformé en affaire sensible. Au Royaume-Uni, une mère accuse l’école primaire de son fils de six ans d’avoir ignoré ses convictions religieuses. Une histoire qui soulève des questions profondes sur la responsabilité des établissements scolaires et la confiance des parents.

Amber Welsh ne s’attendait pas à vivre une telle situation. La mère de famille affirme que son fils Isa, âgé de six ans et de confession musulmane, a consommé du jambon lors d’un repas scolaire. Quelques jours plus tard, l’enfant lui aurait également confié avoir mangé des pâtes carbonara, un plat contenant du bacon, juste avant les vacances scolaires.

Pour Amber, le choc est immédiat. Le porc est strictement interdit dans l’alimentation de son fils, une consigne qu’elle affirme avoir clairement communiquée à l’école. « C’est inscrit dans ses exigences alimentaires, sa photo est même affichée dans la cuisine », explique-t-elle, encore bouleversée.

« Ce n’est pas à un enfant de six ans de vérifier »

Au-delà de l’erreur présumée, c’est le principe qui révolte la jeune femme. Convertie à l’islam, elle estime que la responsabilité ne peut en aucun cas reposer sur un enfant aussi jeune. « Il n’a jamais vu de bacon de sa vie. Comment aurait-il pu savoir ? », confie-t-elle.

Amber compare la situation à un risque d’allergie alimentaire. Selon elle, si son fils avait été allergique aux fruits à coque, la négligence aurait pu avoir des conséquences bien plus graves. « Je demande une chose simple : que ce soit respecté », insiste-t-elle.

Un enfant inquiet, une mère en colère

L’épisode a laissé des traces chez le garçon. Isa aurait demandé à sa mère si elle allait être fâchée contre lui, se sentant responsable d’une situation qu’il ne comprenait pas. Pour Amber, cette réaction est profondément inquiétante. « Il est bouleversé. Et moi, je me demande maintenant si je peux encore leur faire confiance », lâche-t-elle.

Face à la plainte déposée par la mère, la viande aurait été temporairement retirée du menu. Une mesure provisoire qui ne suffit pas à calmer les inquiétudes.

L’école et le groupe scolaire sous pression

L’établissement concerné, Hardwick Green Primary Academy, dépend du groupe Enquire Learning Trust. Ce dernier reconnaît avoir reçu plusieurs questions concernant les options de sandwiches proposées dans ses écoles, tout en soulignant que les menus peuvent varier en fonction des contraintes logistiques et saisonnières.

Le groupe se dit fier de servir chaque année plus d’un million de repas équilibrés à travers ses établissements et assure que sa priorité reste la santé et le bien-être des élèves. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été donnée quant à l’ouverture d’une enquête interne.

Une affaire qui dépasse la cantine

Cette polémique intervient dans un contexte déjà délicat pour l’école, récemment évaluée par les autorités éducatives. Si le comportement des élèves et leur développement personnel ont été jugés satisfaisants, la qualité de l’éducation et de la direction a été pointée comme nécessitant des améliorations.

Pour de nombreux parents, cette affaire dépasse largement la question du menu. Elle touche à la confiance, au respect des convictions religieuses et à la capacité des écoles à protéger les enfants dont elles ont la charge.

Sources

Teesside Live
Déclarations de la famille concernée
Communiqués du Enquire Learning Trust
Rapport d’inspection scolaire (Ofsted)