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Un petit garçon de 16 mois retrouvé avec 16 côtes cassées : la mère et son compagnon relaxés


Le CHU de Rouen a signalé un enfant de 16 mois comme étant victime de maltraitance. Faute de preuves, sa mère et son compagnon ont finalement été relaxés par la justice.

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Près de Rouen, à Déville-lès-Rouen, une mère et son compagnon ont été relaxés dans une affaire de violences sur mineur. Leur cas avait été signalé par le CHU de Rouen, qui a dû soigner le petit garçon de 16 mois deux fois de suite.

Faute de preuves suffisantes, le tribunal correctionnel de Rouen a relaxé la mère du garçonnet et le compagnon de cette dernière. Le couple explique qu’il s’agit d’un petit garçon agité, qui court partout.

Le garçonnet de 16 mois admis à l’hôpital de Rouen pour de multiples fractures : le CHU soupçonne la mère et son compagnon

Lors de l’audience correctionnelle qui avait lieu le 29 juin dernier, la présidente du tribunal correctionnel résume l’affaire.

« Cette affaire commence par un signalement du CHU de Rouen. Un enfant de 16 mois, hospitalisé depuis trois jours, ne peut plus poser le pied par terre. Son fémur semble fracturé depuis plus d’une semaine. Sa mère, ainsi que son compagnon qui s’occupe de l’enfant, sont incapables d’expliquer ce qui lui est arrivé »

Ce n’est pas la première fois que l’enfant doit être hospitalisé. Du 28 au 30 août 2018, le jeune garçon avait déjà été admis au CHU de Rouen pour un hématome à la jambe. Là encore, sa mère n’avait aucune explication à fournir.

« C’est un petit garçon agité qui saute partout », assure alors la mère de 20 ans à l’équipe médicale.

Face à ces cas inexpliqués de fractures et hématomes, l’équipe médicale du CHU de Rouen signale aux autorités un possible cas de maltraitance.

Une salle de tribunal correctionnel.
Faute de preuves, le tribunal correctionnel a relaxé la mère et son compagnon.

Rouen : le couple poursuivi pour violences sur mineur est finalement relaxé, faute de preuves

Suite au signalement du CHU de Rouens, le couple est poursuivi pour violences sur mineur commises du 1er septembre 2018 au 3 novembre 2018, à Déville-lès-Rouen.

Un examen complet est alors mené sur l’enfant de quelques mois. Les médecins s’aperçoivent que le garçonnet souffre de plusieurs fractures au niveau des côtés : seize anciennes fractures sont mises en évidence.

Le petit garçon présente également des troubles du langage et une anémie sévère. Les médecins en concluent que le bébé est probablement maltraité.

Pourtant, lors de l’audience correctionnelle, sa mère ne peut expliquer les faits. « Je ne me suis pas rendu compte qu’il avait eu toutes ces fractures, comment ai-je pu passer à côté ! », s’exclame-t-elle.

Face à ce terrible constat, la jeune femme finit par insinuer que son compagnon pourrait avoir maltraité son petit garçon.

« Je suis très embarrassée dans ce dossier. Vous avez à connaître des faits de violence gravissimes. Et depuis qu’il a été séparé des personnes qui l’élevaient, l’enfant ne présente plus de fractures. Seulement, je n’ai aucun moyen de savoir qui a porté les coups. Je me refuse à requérir une peine et je m’en remets à la sagacité du tribunal », fait alors savoir la procureur.

Finalement, « faute d’éléments suffisants », le tribunal relaxe la mère et son compagnon. Le petit garçon, âgé aujourd’hui de 3 ans, demeure placé en famille d’accueil.

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