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Rodéos urbains : ils demandent à un jeune de faire moins de bruit et se font rouer de coups


Les deux hommes rentraient chez eux au moment des faits. Une simple phrase a déclenché leur passage à tabac, devant leurs amies.

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Samedi 20 juin 2020, deux habitants de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), ont été lynchés par plusieurs jeunes. La raison ? Avoir demandé à l’un d’entre eux, en train de faire du rodéo sans caque sur sa moto, de faire moins de bruit.

Frappés pour avoir tenté de faire cesser un rodéo urbain

Les rodéos urbains sont la cause de nuisances répétées et de trop nombreux accidents. Même les petites villes ne sont pas épargnées par ce fléau, à l’instar de Bagnères-de-Bigorre, commune d’environ 7 500 habitants (Haute-Pyrénées).

Alors que depuis la fin du confinement, les gendarmes ont déjà dû intervenir à plusieurs reprises pour ce motif, deux Bagnérais en ont récemment fais les frais.

Les deux hommes, âgés de 43 et 52 ans, rentrent à leur domicile avec leurs compagnes lorsqu’ils passent à proximité d’un groupe de jeunes. Environ 20 individus avaient alors pris leurs quartiers rue de Bégole.

L’un d’eux, juché sur une moto et ne portant pas de casque, enchaîne les roues arrières avec un échappement libre. Une pratique qui cause de fortes nuisances sonores. Excédé, l’un des deux hommes demande alors au jeune de cesser de cabrer sa moto. C’est alors que les coups pleuvent.

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Publiée par Gendarmerie des Hautes-Pyrénées sur Mardi 30 juin 2020

« C’est une phrase de trop : aussitôt, sept jeunes majeurs et mineurs rouent de coup le monsieur et celui qui l’accompagne. Leurs compagnes tenteront bien, en vain, de s’interposer mais seule l’arrivée des gendarmes permettra à ces deux personnes de se sortir de ce mauvais pas », rapportent les gendarmes des Haute-Pyrénées sur leur page Facebook.

Deux majeurs condamnés à 12 et 18 mois de prison ferme

Dès le 24 juin, les gendarmes procèdent à l’interpellation de sept individus, tous soupçonnés d’avoir participé au lynchage. « Au cours des perquisitions effectuées à leur domicile, des produits stupéfiants sont également saisis et font l’objet de procédures distinctes », précisent les militaires.

Un individu majeur sera mis hors de cause, tandis que deux autres, jugés en comparution imméditate, ont été condamnés à 12 et 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt.

Deux autres agresseurs, mineurs, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire après avoir été mis en examen par un juge pour enfants. Deux autres mineurs devront également répondre de leurs actes devant le juge pour enfants.

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